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L'Usine Auto

Compétitivité, l'électrochoc ne suffira pas à relancer l'industrie

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Publié le

A l'occasion du Mondial de l'automobile, les patrons de Renault et de PSA ont appelé l'Etat à mener rapidement des réformes pour desserrer la pression sur le coût du travail. Cet électrochoc est nécessaire mais pas suffisant si l'on veut réindustrialiser notre pays.

Compétitivité, l'électrochoc ne suffira pas à relancer l'industrie © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Il faut réanimer l’industrie, ses capitaines, ses usines et ses centres de R & D. Entre la pharmacie et l’automobile, les malades ne manquent pas. Les industriels réclament un choc de compétitivité mais à les écouter, interview après interview, c’est plutôt d’un électrochoc dont ils ont besoin. Pour "survivre", comme l’affirme Carlos Ghosn, le PDG de Renault, il faut réaliser un transfert de charges massif de l’ordre de 30 à 50 milliards d’euros. En dessous, la dose d’adrénaline serait trop faible pour susciter quelques réactions que ce soit.

À force, la question de la compétitivité est devenue synonyme de coût du travail et de charges sociales. C’est oublier que pour certains secteurs, haut de gamme ou high-tech, cette question n’est pas un sujet. Dans les industries pharmaceutiques par exemple, ce sont les compétences des ingénieurs, des médecins ou des dirigeants ; l’environnement réglementaire et la possibilité de mener facilement des recherches qui sont des critères discriminants quand les labos choisissent dans quels pays ils vont fabriquer leurs futurs traitements.

Définir la compétitivité d’une industrie seulement par le coût du travail, ce n’est pas faire fausse route, ce n’est faire qu’une partie du chemin. Bien sûr, la question des charges sociales pèse lourdement dans les comptes des industriels. Mais il serait naïf de penser qu’une telle réforme suffira à retrouver subitement de marges de manœuvre. Les questions de formation, de positionnement des produits (trop bas de gamme), de dialogue social (très conflictuel), d’organisation du travail, de niveau d’investissement (trop faible depuis trop longtemps) font aussi la compétitivité d’un pays, de son industrie, de ses usines.

Et finalement, si un pacte productif est conclu, l’Etat pourra répondre aux attentes des industriels en matière de charges. Mais les industriels devront aussi mettre sur la table l’effort qu’ils sont prêts à faire en retour. Brandir la simple menace de délocalisation probable d’activité ne sera pas suffisant aux yeux de l’opinion et de leurs salariés. Ils devront aussi s’engager à jouer la carte France à fond en investissant ici dans leurs centres de R & D et dans leurs usines.

 

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