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L'Usine Aéro

C'est une erreur de paramétrage qui est à l'origine du raté d’Ariane 5 en janvier

Olivier James , , ,

Publié le

La commission d’enquête chargé de tirer au clair la mise en orbite ratée de deux satellites d'Ariane 5 le 25 janvier a livré ses résultats. Le processus de vérification interne doit être renforcé.

C'est une erreur de paramétrage qui est à l'origine du raté d’Ariane 5 en janvier © Arianespace CC Twitter

Après 82 tirs consécutifs réussis, la mise en orbite ratée des deux satellites jeudi 25 janvier avait gâché le palmarès du groupe. D’autant que quelques jours plus tard, SpaceX avait avec éclat réussi le tir pourtant risqué de fusée Falcon Heavy avec le retour de deux lanceurs. Près d’un mois plus tard, Arianespace fait la lumière sur ce ratage. Vendredi 23 février, le groupe a révélé les résultats de la commission d’enquête indépendante : c’est une erreur de paramétrage qui est à l’origine de la mauvaise trajectoire suivie par le lanceur Ariane 5, parti du centre spatial guyanais.

"L’anomalie de trajectoire résulte d’une valeur erronée dans la spécification de mise en œuvre des deux centrales inertielles du lanceur, peut-on lire dans le communiqué de presse. Compte tenu des exigences particulières de cette mission, l’azimut requis pour l’alignement des centrales inertielles était de 70° et non de 90°, comme le plus souvent pour les missions vers l’orbite de transfert géostationnaire". Dans le détail, les deux satellites ont été placés sur une orbite inclinée à 20° au lieu de 3° visés. Le groupe précise qu’ils sont en train de rejoindre leur position finale grâce à leurs propres systèmes propulsifs sans préciser si leur durée de vie en sera diminuée.

Allier fiabilité et réactivité

Alors qu’Arianespace met toujours en avant sa fiabilité comme élément différenciant par rapport à l’arrivée des nouveaux concurrents dans le domaine spatial, son modèle en prend un coup. Car l’erreur de paramétrage n’a pas été détectée au cours des contrôles qualité menés dans la chaîne de préparation des lancements. Conclusion : ces travaux mettent en évidence "la nécessité d’accroître la robustesse du contrôle de certaines données utilisées pour la préparation de la mission".

La commission d’enquête recommande à la fois de renforcer "le processus d’élaboration et de vérification des documents requis pour la préparation du lanceur" mais aussi d’"introduire des contrôles de cohérence complémentaires". Ce qu’Arianespace va s’empresser d’appliquer officiellement, dès la prochaine mission du lanceur lourd en mars 2018, à la suite d’une mission Soyouz. Des résultats qui laissent entrevoir l’un des grands défis d’Arianespace : maintenir son exceptionnelle niveau de fiabilité tout en étant capable de gagner en réactivité face à des concurrents qui rompent les cycles de temps usuels du secteur spatial.

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