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L'Usine Auto

Comment Toyota veut devenir un constructeur "propre" d'ici à 2050

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Pionnier de l'hybride et en pointe dans les véhicules à hydrogène, Toyota a dévoilé un ambitieux plan baptisé "Défi environnemental 2050". A cette date, le constructeur japonais prévoit de ne quasimment plus commercialiser de véhicules roulant aux énergies fossiles et de réduire fortement les émissions de CO2 de ses véhicules pendant tout le cycle de vie du produit, de la fabrication au recyclage.


La Toyota Mirai, premier véhicule à hydrogène produit en série.
 

A quelques semaines du démarrage de la COP21, Toyota apporte sa pierre à l'édifice. Alors que la grande conférence sur le climat organisée à Paris vise à obtenir un engagement des Etats afin de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés, l'engagement du premier constructeur mondial, avec 10,23 millions de véhicules vendus en 2014, peut être vu comme un exemple de la prise de conscience attendue également du côté du secteur privé. 

Pionnier de l'hybride avec sa Prius dont la première version a été lancée en 1997, il y a bientôt 20 ans, le géant nippon a présenté ce mercredi 14 octobre son ambitieux plan baptisé "Défi environnemental 2050". Première étape en 2020, Toyota prévoit de commercialiser 1,5 million de voitures hybrides, contre un peu plus de 1,26 million déjà vendus en 2014, et 30 000 modèles fonctionnant à l'hydrogène.

La marque a en effet lancé cette année son premier modèle équipé d'une pile à combustible, la Mirai. Et pour favoriser la diffusion de cette technologie, Toyota a même ouvert son portefeuille de brevets. Un fait rare dans un secteur où la concurrence n'incite pas au partage des savoirs mais qui suit le crédo d'un nouvel entrant comme Tesla : sur des technologies émergentes, les concurrents deviennent en effet des alliés.

Des émissions de CO2 réduites de 90% en 2050

Avec ce virage écologique, Toyota estime qu'il aura réduit de 90% ses émissions de CO2 en 2050. A cette date, le japonais prévoit ainsi de ne plus commercialiser de véhicules roulant uniquement aux carburants fossiles : ce sera au pire de l'hybride, au mieux de l'hydrogène ou une autre technologie verte.

Mais les rejets de CO2 ne se limitent pas à ce qui sort du pot d'échappement : Toyota veut ainsi également s'attaquer à la quantité de dioxyde de carbone rejetée au cours de la production du véhicule. Comparé à une usine ouverte en 2001, son site qui sera inauguré au Mexique en 2019 devrait ainsi émettre 40% de CO2 de moins par unité assemblée. Autre exemple, son usine japonaise de Tahara va passer aux énergies renouvelables en produisant sa propre énergie éolienne d'ici à 2020.

Sur ce terrain d'une production plus verte, Toyota souhaite également limiter au maximum le gaspillage d'eau, une autre grande problématique environnementale. En fin de vie, le véhicule devra également être beaucoup plus neutre avec un maximum d'éléments recyclables, en attendant la première voiture 100% biodégradable...

Face à un Volkswagen, vainqueur de la première mi-temps du match des grands constructeurs en 2015 et toujours embourbé dans son scandale du diesel, miser sur l'écologie apparaît en tout cas comme un choix judicieux pour récupérer rapidement sa couronne de numéro un mondial. 

 

 

Julien Bonnet

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