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L'Usine Agro

Comment Thierry Gaillard libère Orangina-Schweppes

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Dirigé depuis un an et demi par Thierry Gaillard, Orangina-Schweppes vient tout juste d’aménager dans un nouveau siège social. 2,8 millions d'euros ont été investis. Tout y a été décloisonné. Même le management.

Le lounge du nouveau siège d'Orangina-Schweppes.  Copyright : Briag Courteaux pour CD&B.

Petite révolution chez Orangina-Schweppes depuis le 26 octobre. Le numéro deux français des sodas (avec les marques Orangina, Oasis, Schweppes, Pulco...) derrière Coca-Cola, vient d’aménager dans des locaux flambants neufs, à Neuilly-Sur-Seine (Hauts de Seine), quittant Levallois-Perret.

Jusqu’ici, rien de plus classique dans la vie d’un grand groupe que d’être amené à déménager son siège social. Plus que le simple lieu, c’est bel et bien l’intérieur et l’organisation du travail qui changent.

Finis les bureaux fermés, les cloisons, les services associés à des étages et qui se parlent peu entre eux. Thierry Gaillard, PDG du groupe depuis un an et demi, a changé la donne. Place à de larges open space, entrecoupés de salles de réunion conviviales aux couleurs vives avec des noms comme "Nature, Factory, Grimaces, Indian Tonic... ", et des espaces lounge et bars, où figurent pêle-mêle babyfoot, balançoires et piano... L’agence CD&B a été mandatée pour définir ce nouveau cadre de vie de 6 000 m2 où travaillent désormais les 350 salariés du groupe.

"Nous avons mis un an pour définir le projet et imaginer ce que l’on voulait comme bureaux. Je voulais un aménagement participatif", souligne Thierry Gaillard, rompu à ces méthodes de management décloisonné quand il dirigeait Mars France.

Une enquête a été réalisée en interne auprès de tous les salariés pour comprendre leurs attentes, leurs façons de travailler... Quinze ambassadeurs ont été nommés pour porter l’avis des salariés sur quinze projets. "La seule chose que je souhaitais mettre était des balançoires, car c’est un déstressant. Pour le reste, j’ai laissé libre les salariés", affirme Thierry Gaillard, pour qui il "n’y avait pas de raison que cela soit juste les ressources humaines ou la direction qui décident".

2,8 millions ont été investis au total dans l’aménagement des bureaux, dont Orangina-Schweppes est locataire. "J’ai eu carte blanche de l’actionnaire japonais Suntory", précise-t-il.

Réunir les salariés sur un même site

Pour le patron d’Orangina-Schweppes, il y avait une nécessité à faire évoluer l’entreprise. "2013 et 2014 n’ont pas été de bonnes années. Nous étions à la fin d’un cycle", reconnait-il. Pour lui, à côté d’une évolution de l’offre commerciale, le changement devait provenir aussi des méthodes de management et de l’organisation interne.

"Je suis un adepte de la transparence et de la parole. Je considère que tout dans l’entreprise peut être partagé, à part quelques chiffres confidentiels", affirme-t-il, en expliquant que tous les mois, l’ensemble des salariés est convié au lounge pour parler de l’entreprise, sa stratégie, ses résultats... Les collaborateurs peuvent y poser des questions librement. Une boîte aux lettres a même été mise en place pour des questions plus personnelles ou anonymes.

Egalement au programme dans les méthodes de travail : la mise en place d’un "plan de développement personnel" chaque année pour tous les salariés. Il fixe des objectifs à atteindre pour mieux s’exprimer à l’oral dans le cadre de son travail, améliorer ses relations avec ses collègues...

La prochaine étape de cette transformation sera consacrée aux quatre usines françaises du groupe : Meyzieu (Rhône), Donnery (Loiret), Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse) et La Courneuve (Seine-Saint-Denis). "C’est plus compliqué, mais nous allons mettre en place progressivement des lounges conviviaux sur les sites", détaille Thierry Gaillard, qui ne veut pas laisser de côté le personnel de sa filiale de production, Européenne d’embouteillage, rachetée il y a quatre ans.

Les équipes d’Orangina-Schweppes ainsi que celles de l’embouteilleur viennent d'ailleurs d'être rassemblées sur le même site à Neuilly. Les deux entités sont désormais sous une holding baptisée, Orangina-Suntory. Une façon de casser les cloisons aussi entre les sociétés.

Adrien Cahuzac

 

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