Comment PSA compte électrifier l’ensemble de sa gamme d’ici 2025

Le constructeur automobile croit au potentiel des hybrides rechargeables. Dans ses usines, PSA a veillé à une intégration de ces nouvelles motorisations dans les flux standards.

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Comment PSA compte électrifier l’ensemble de sa gamme d’ici 2025
Le premier véhicule PSA doté d'une déclinaison hybride rechargeable sera le DS7 Crossback.

Une usine symbolique pour un changement majeur. C’est dans son site historique de Sochaux (Doubs) que le groupe PSA avait choisi jeudi 20 septembre de faire le point sur sa stratégie d’électrification. "A partir de l’année prochaine, tous nos nouveaux modèles disposeront d’une version électrifiée", a rappelé Alexandre Guignard, directeur de la "business unit" relative aux véhicules à faibles émissions. Avec un outil phare pour y parvenir: le véhicule hybride rechargeable, dit plug-in ou PHEV.

Dès juin 2019, le DS7 Crossback ouvrira le bal avec une déclinaison dotée d’une double motorisation, essence et électrique. Devraient ensuite suivre des versions hybrides rechargeables des Peugeot 3008 et 508, de l’Opel GrandLand X, ainsi que du SUV de Citroën, le

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C5 Aircross. Avant l’arrivée, dans un second temps, du premier véhicule 100% électrique du groupe au Lion, la DS3 Crossback – les véhicules C-Zero et iOn actuellement vendus par le groupe étant en fait des Mitsubishi rebadgées.

Des plateformes multi-énergies

Objectif final pour le constructeur automobile: faire en sorte que, d’ici 2025, "l’ensemble des modèles en circulation possèdent une version électrifiée", insiste Alexandre Guignard. Un rythme soutenu, mais rendu possible sur le plan industriel par les outils développés par le groupe. Et notamment, grâce à la mise au point ces dernières années de deux plateformes multi-énergies. Avec la plateforme EMP2, pour les grands véhicules, et à son double CMP pour les segments B et C, PSA dispose ainsi "d’une flexibilité industrielle pour faire face à l’évolution du marché", se félicite Alexandre Guignard.

En clair, les véhicules hybrides rechargeables – pour l’instant – peuvent être facilement intégrés sur les lignes d’assemblage existantes, à côté des véhicules thermiques. Bien sûr, il a tout de même fallu faire quelques adaptations. Une enveloppe globale de 100 millions d’euros a donc été allouée pour adapter l’ensemble de sites du groupe PSA, afin d’accueillir ces motorisations plug-in. L’atelier ferrage du site de Vesoul (Haute-Saône) a par exemple dû être adapté pour accueillir "l’unit arrière" des hybrides, une pièce de structure différente par rapport à celle d’une voiture thermique.

Les composants électriques sous-traités

Sur les sites d’assemblage de Mulhouse, Sochaux ou Rennes, le groupe a également installé des stations destinées à identifier toute éventuelle fuite de courant des plug-ins. Mais au total, les changements restent mineurs à l’échelle des process mis en œuvre dans l’automobile. Il faut dire que "seulement 7 à 8% des pièces sont différentes entre un véhicule thermique et hybride", reconnaît Olivier Salvat, directeur du programme PHEV.

Sans compter que PSA sous-traite les parties électriques à un ensemble de fournisseurs. LG Chem fournit les cellules de batteries depuis un site en Pologne, tandis que le Japonais Aisin s’occupe des boîtes de vitesses et du moteur électrique. Mais PSA n’écarte pas, à terme, la possibilité de réintégrer ces différents composants, d’autant que le groupe a signé récemment un joint-venture avec le Japonais Nidec autour des moteurs électriques…

Ce faisant, PSA embrasse le mouvement d’électrification à l’œuvre dans l’automobile. Le groupe anticipe une progression du parc mondial de véhicules électrifiés de 3 à 13 millions entre 2017 et 2020. Un marché sur lequel le constructeur au Lion veut se faire une place avec ses solutions hybrides rechargeables, certes plus chères à l’achat, mais dont "le coût d’usage complet est équivalent à un véhicule diesel doté d’une boîte automatique", martèlent les responsables du groupe.

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