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Comment Orange a revu son accord seniors

Christophe Bys ,

Publié le

Cinq cents millions d'euros. C'est l'impact potentiel de la réforme des retraites pour Orange qui, pour en atténuer les effets, a dû s'adapter.

Comment Orange a revu son accord seniors
Et le futur, vous le voyez comment ?
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La réforme des retraites votée en octobre dernier bouscule les accords seniors des entreprises. Dans leur périmètre, un certain nombre de mesures s'appliquaient sur la base d'un âge légal de départ à 60 ans. En déplaçant la borne de deux ans, des populations qui étaient éligibles dès maintenant à certains dispositifs (comme des suspensions d'activité pour pénibilité ou des temps partiels de fin de carrière) ne le sont plus car désormais trop jeunes.

Pour les entreprises, deux positions sont possibles. Ne rien changer à leur accord en prenant simplement acte de la hausse de l'âge légal de quatre mois par ans et faire patienter les salariés concernés par ces dispositifs issus des accords seniors. Ou renégocier pour compenser les effets de la réforme. Orange a choisi la seconde voie et les négociations ont été rapides. Le 23 décembre dernier, un avenant a été signé avec quatre organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGT et FO).

Payer pour apaiser

Dans un contexte social qui nécessite toujours de l'apaisement, l'entreprise a préféré ne pas générer plus de frustrations que n'en provoque l'évolution de la politique nationale. L'accord initial signé en novembre 2009 prévoyait la mise en place d'un dispositif de temps partiel seniors (TPS). Trois ans avant l'âge de départ (dès 57 ans), les salariés ayant quinze ans d'ancienneté pouvaient travailler à mi-temps en conservant 80 % de leur rémunération. L'entreprise continuant à prendre en charge les cotisations vieillesse sur une base de temps plein. Avant la réforme, Orange estimait le nombre de salariés éligibles à ce dispositif à 14 000. L'entreprise a réduit le nombre des bénéficiaires potentiels à 10 000.

L'avenant signé propose une solution intermédiaire à des salariés atteignant les 57 ans et qui sont donc désormais hors du périmètre. Un temps partiel intermédiaire (TPI) a été créé : les volontaires pourront travailler à temps partiel deux ans avant d'entrer dans le TPS. Ils toucheront alors 80 % de leur salaire tout en maintenant 60 % de leur activité.

Les syndicats signataires insistent sur la neutralisation des effets négatifs de la réforme des retraites pour les quinquagénaires qui voudraient travailler à mi-temps. Non-signataires avec Sud, les cadres de la CFE-CGC regrettent que « la part variable ne soit pas prise en compte dans le système de rémunération ». Mais cette évolution de l'accord a un coût très important pour l'entreprise, qui va en quelque sorte mettre au pot pour atténuer les effets de la réforme.

La direction indique qu'elle avait provisionné 700 millions d'euros pour le TPS. Avec le nouvel avenant, cette provision est portée à 1,2 milliard d'euros, soit 70 % de plus que prévu. Une stratégie de riche, pourrait-on rétorquer... Mais France Télécom a aussi un besoin vital d'améliorer son climat social. Et accepte de payer.

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