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L'Usine Aéro

Comment mieux équiper les avions pour éviter qu'ils ne disparaissent comme le vol MH370 de Malaysia Airlines

Cédric Soares , , , ,

Publié le , mis à jour le 04/10/2017 À 14H44

Les causes de la disparition du vol MH370 de Malaysia Airlines restent inexpliquées. Le Bureau australien de sécurité des transports (ATSB) a rendu, mardi 3 octobre, son rapport final. A défaut d’éclaircir le mystère, le document liste plusieurs pistes d'amélioration pour éviter qu'un avion disparaisse à nouveau.

Comment mieux équiper les avions pour éviter qu'ils ne disparaissent comme le vol MH370 de Malaysia Airlines
Les autorités australiennes responsables des recherches du vol MH370 de Malaysia Airlines disparu en 2014 ont publié leur rapport final Mardi 3 Octobre. Les conclusions ne permettent pas d'identifier les causes de la perte de l'avion
© Edgar Su

Les enquêteurs ferment le chapitre du vol MH370 de Malaysia Airlines disparu en 2014. Le Bureau australien de sécurité des transports (ATSB) a publié, mardi 3 octobre, son rapport final. Les équipes ont coordonné les recherches pendant près de trois ans et demi. Et les conclusions ne permettent pas d’expliquer l’un des plus grands mystères de l’aviation civile. Une situation "presque inconcevable et certainement inacceptable sur le plan social dans l'ère de l'aviation moderne avec 10 millions de passagers prenant des avions commerciaux tous les jours", soulignent les experts. Le document, de 440 pages, pointe toutefois des améliorations d’équipements de bord susceptibles d’optimiser de futures recherches d’avions disparus.

La plupart proviennent de demandes des régulateurs aériens, l’Organisation de l’aviation civile internationale (ICAO) en tête. Le gendarme des airs demande maintenant aux compagnies aériennes d’enregistrer la position de leurs vols toutes les 15 minutes. La mesure a été adoptée en décembre 2015 et sera applicable à partir de novembre 2018.  

Une avancée certes, mais selon le rapport australien, l’intervalle ne permet pas de réduire suffisamment les zones de recherche. L’ATSB s’appuie sur une publication datant de 2011 du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation (BEA) pour le démontrer. D’après les calculs, un envoi de localisation toutes les 10 minutes engendre un périmètre à investiguer de 4 300 km². En cas de crash, l’étendue rend impossible d’assurer le secours des survivants et la détection des débris dans un délai raisonnable.

La solution pourrait venir de l'installation à bord d'équipements capables de détecter les situations d’urgences. A ce moment, les appareils devraient alors transmettre en continu toutes les données de vol comme l’altitude, la position, le cap, la vitesse et l’accélération. Dans de telles situations, les balises d’urgence radio ELT (emergency locator transmitter, acronyme anglais) devraient, de plus, s’activer automatiquement.

La "boîte noire" concentre plusieurs efforts

Le rapport préconise aussi le déploiement d’enregistreurs de vol éjectables ADFR (automatic deployable flight recorder, acronyme anglais). Cette technologie consiste à expulser, à l’impact, la "boîte noire". Celle-ci équipée d’une bouée et d’une balise émettrice d’urgence ELT remonte alors à la surface. Le rapport de l’ATSB précise que l’adaptation de l’AFDR à l’aviation civile nécessiterait d’importants coûts de développement et d’installation dans les avions. En juin 2017, Airbus a indiqué que dès 2019 les nouveaux A350 seraient équipés de boîtes noires éjectables. 

A défaut, le gendarme préconise d’augmenter l’autonomie de la balise sous-marine ULB (underwater locator beacon, acronyme anglais) généralement fixée sur le dispositif d’enregistrement. Son autonomie est aujourd’hui de 30 jours. A partir du 1er janvier 2018, elle devra être portée à 90 jours. A compter de cette même date, une seconde balise, longue portée, sera en plus montée sur le fuselage de chaque appareil.

Favoriser la détection des débris

Pour les enquêteurs australiens, un autre dispositif faciliterait la détection des débris. L’ATSB préconise la dissémination d’éléments de repérage flottants dans l’avion. Ceux-ci prendraient la forme de marqueurs visuels ou de réflecteurs radars. Les coussins des sièges passagers ou des containers destructibles situés dans les soutes pourraient les contenir.

Pour rappel, l’ATSB a mobilisé les équipes de secours et de recherche pendant 1046 jours. Les investigations ont pris fin le 17 janvier 2017. 1 million de km2 d’océan ont été quadrillés en surface. 710 000 km2 de fonds marins ont été cartographiés en haute résolution. Le vol MH370 a disparu le 8 mars 2014. Il reliait Kuala Lumpur (Malaisie) à Pékin (Chine). A son bord figuraient 239 passagers, dont quatre français.

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