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L'Usine Agro

Comment Louis Vuitton va tirer le modèle et la production de LVMH

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Alors que Bernard Arnault vient de confier au Figaro l’ouverture de deux nouveaux ateliers en France pour Louis Vuitton, le PDG de LVMH, numéro un mondial du luxe, a raconté lors des résultats annuels comment cette marque peut inspirer toutes celles du groupe .

Comment Louis Vuitton va tirer le modèle et la production de LVMH
Résultats annuels 2017 de LVMH
© Gaëlle Fleitour

Pour LVMH, numéro un mondial du luxe, les années record s’enchaînent. En 2017, le groupe a vu ses ventes croitre de 13% en données publiées (et de 12% en croissance organique) à 42,6 milliards d’euros, et son résultat net de 29% à 5,1 milliards d'euros, une progression supérieure aux consensus des analystes. Vins et spiritueux (seule division à ne pas connaître de croissance à deux chiffres), mode, cosmétiques, montres et joaillerie, ou encore distribution sélective avec Sephora : les ventes du groupe sont désormais réalisées à 28% en Asie (hors Japon), 25% aux Etats-Unis, l’Europe ne pensant plus que 19% et la France, 10%.

La production d’Hennessy renforcée pour répondre aux couacs

Cela n’empêche pas l’Hexagone - où 40% du bénéfice du groupe est taxable - de rester la terre favorite des investissements productifs du groupe. En octobre dernier, pour répondre aux contraintes d’approvisionnement de sa marque de cognac Hennessy (qui l’ont d’ailleurs pénalisée au second semestre 2017), il a investi 100 millions d’euros dans un nouveau site de conditionnement à Pont Neuf, en Charente, "synthèse entre tradition artisanale, efficacité industrielle, dernières avancées techniques et responsabilité environnementale", selon LVMH. Cette année, dans le domaine des alcools, "le développement des outils de production pour accompagner la croissance future en maintenant une qualité exceptionnelle reste un axe clé".

Des difficultés dans la sous-traitance de Benefit

Preuve qu’il vaut mieux pour lui internaliser sa production s’il entend garder son image intacte, le groupe de luxe a rencontré des difficultés en cosmétique avec la sous-traitance de sa marque américaine Benefit. En octobre, cette dernière a dû engager une procédure de retrait mondial sur l’une de ses gammes, "suite à la découverte que des lots de production ne répondaient pas à ses exigences de qualité", et une campagne de communication dans la foulée. Si l’assurance du groupe a couvert une grande partie des coûts engendrés, il poursuit son enquête auprès de ses fournisseurs.

Deux nouveaux ateliers pour Louis Vuitton

De quoi l’inciter à suivre le modèle de Louis Vuitton ? La marque phare de maroquinerie et prêt à porter de LVMH poursuit une croissance à deux chiffres (impossible d’en savoir plus),  essentiellement tirée par les volumes. "On aurait pu faire beaucoup plus que cela", assure même Bernard Arnault, le PDG de LVMH, mais les capacités de production, entre autres, n’étaient pas à la hauteur de la demande. La marque, qui dispose d’une vingtaine d’ateliers en France, Espagne, Portugal, Roumanie et aux Etats-Unis, devrait donc les renforcer cette année, "en France évidemment", assure à ,L’Usine Nouvelle, Marc-Antoine Jamet, le secrétaire général du groupe.

Une information que confirme ce 26 janvier Bernard Arnault dans un entretien au Figaro. "Nous avons ouvert fin 2017 notre quatorzième atelier français à Saint-Pourçain dans l'Allier, pour lequel nous avons embauché une centaine de maroquiniers, indique-t-il. Nous allons en ouvrir un quinzième en fin de semestre à La Merlatière en Vendée. Cela permettra la création de 200 nouveaux emplois dans le département, où Louis Vuitton compte déjà 650 artisans." La marque employait l’an dernier 4 500 personnes, dont près de la moitié dans ses ateliers français.

Et le business model de Louis Vuitton doit inspirer les autres marques du groupe, insistait le PDG à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe. En se faisant rare – elle a ralenti l’ouverture de ses magasins et ne mise, gage de rentabilité, que sur sa distribution en propre, notamment avec son propre site internet -, en augmentant ses prix si besoin dans certains pays en fonction des taux de change, et en misant sur une image d’exception : "Louis Vuitton, c’est la seule marque au monde qui ne fait jamais de soldes !"

 

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