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L'Usine Aéro

Comment le patron de Safran compte redresser Zodiac

Olivier James ,

Publié le

A l’occasion la présentation des résultats de Safran, son PDG a dévoilé une partie de son plan de redressement de Zodiac. Une vingtaine de sites américains pourrait être fermés.

Comment le patron de Safran compte redresser Zodiac © Luc Perenom

Aux récriminations des financiers, il présente des arguments d’industriel. Alors que le fonds activiste britannique TCI mène une campagne médiatique pour s’opposer au rachat de Zodiac par Safran jugé trop élevé, Philipe Petitcolin, le patron du motoriste aéronautique, a profité de la présentation des résultats financiers de son groupe pour défendre son projet d’acquisition, annoncé le 19 janvier. Au-delà des critiques avancées par TCI – qui possède 4% du capital de Safran –, la capacité de Safran à redresser un équipementier englué depuis plusieurs années à des problèmes de qualité de ses produits et de retards de livraisons se pose.

Les déboires de Zodiac ont surgi à la fin de l’année 2014 au niveau des sièges business et des toilettes destinés à l’Airbus A350. Les retards de livraisons persistants ont terni l’image de Zodiac, à plusieurs reprises pointé du doigt par Fabrice Brégier, le patron d’Airbus. Officiellement, les dirigeants de l’équipementier tablent "sur un retour à la performance opérationnelle pour fin 2017". Au cours de l’exercice 2015/2016, la branche aménagement intérieur de Zodiac a essuyé des pertes de 390 millions d’euros, alourdies par les pénalités de ses clients…

Des sites industriels à optimiser

Comment Philippe Petitcolin compte-t-il redresser la barre ? "Nous avons des process et des personnes capables d’aider au rétablissement de Zodiac, a plaidé Philippe Petitcolin. Nos produits sont différents mais ils présentent des similitudes au niveau de leurs phases d’évolution". Illustration : le système interne Prompt de Safran, qui impose des passages de jalons normés lors du développement d’un produit, va être imposé aux sites de Zodiac. Idem au niveau de la chaîne d’approvisionnement, avec un système éprouvé chez Safran, qui à ce jour ne souffre semble-t-il d’aucun retard de livraisons de ses moteurs Leap.

"Avec ces mesures, nous pouvons gagner plus que 390 millions d’euros, assure Philipe Petitcolin. Sans compter les 200 millions d’euros de synergies par an". Des synergies qui concernent les achats et autres frais généraux mais surtout les sites industriels. Et là, le patron de Safran n’hésite pas à préciser le fond de sa pensée. Les 107 sites industriels Zodiac pourraient être optimisés. "Nous serons capable de consolider une vingtaine d’implantations". L'impressionnante croissance de Zodiac ces dix dernières années donne à voir un groupe qui s'apparente à un agglomérat de PME.

Peu de fournisseurs en commun

En clair : des fermetures de sites sont à prévoir, pas en France, mais principalement aux Etats-Unis où certaines usines emploient moins de 50 personnes. En aparté de la conférence de résultats, Philippe Petitolin précise une partie de sa stratégie. "Aux Etats-Unis, Zodiac représente un patchwork immense, commente le patron de Safran. Ils ont procédé à de nombreuses acquisitions sans les rationaliser. Rien qu’à Los Angeles, Zodiac possède neuf usines". Le patron de safran pourrait, via des transferts de personnels et sans licenciements, réduire le nombre de sites.

Dans un second temps, Philippe Petticolin pourrait aussi revoir la stratégie de Zodiac en matière de chaîne d’approvisionnement. "Zodiac a entre 6000 et 7000 fournisseurs, contre environ 2000 pour tout le groupe Safran, glisse le dirigeant. Il y a des changements à apporter, mais pas dès le début, ce serait prendre le risque de tout casser". Difficulté : les deux groupes ont, de l’aveu même de Philippe Petitcolin, peu de fournisseurs en commun. Sur les 20 premiers fournisseurs de Zodiac, il n’existe qu’une seule une entreprise commune, spécialisée dans les circuits imprimés. Pour Safran, le redressement de Zodiac s’annonce comme un vrai travail de fourmi.

 

 

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