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L'Usine Maroc

Comment le Maroc passe au vert (8/10) : Aqylon y développe son activité dans les énergies renouvelables et vise le continent africain

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Publié le , mis à jour le

Energies renouvelables, cleantechs, recyclage de l’eau ou des déchets… le Maroc s’éveille aux enjeux environnementaux. A l’approche de la COP22, la grande conférence sur le climat qui débute le 7 novembre à Marrakech L’Usine Nouvelle explore les nouvelles facettes et initiatives de ce nouveau Maroc "vert". Aujourd’hui, L'Usine Nouvelle vous présente le cas d'une jeune start-up française basée à Paris, Aqylon. Celle-ci commercialise des moyens de récupération de la chaleur en milieu industriel pour la transformer en énergie. Elle a répondu à un appel à projets au Maroc dans le domaine des énergies renouvelables. L’occasion d’y ouvrir une filiale et de se projeter sur tout le continent.

Comment le Maroc passe au vert (8/10) : Aqylon y développe son activité dans les énergies renouvelables et vise le continent africain © dr

Azolis, la jeune filiale d’Aqylon, se rêve en fournisseur d’énergie. Mais ne veut pas se limiter aux seules technologies développées par la maison mère. Dans le cadre de l’appel à projet InnoTherm, lancé par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), la jeune start-up basée à Paris a répondu à deux projets différents, mais liés.

"Pour des questions administratives liées à cet appel d’offres, il nous était plus facile de créer une filiale directement sur le sol marocain. C’est comme ça qu’Azolis est née", raconte Guillaume Jeangros, cofondateur d’Aqylon.

Le premier projet, CHAMS1, prévoit de développer une centrale solaire thermodynamique de type Fresnel innovant (voir encadré). Le second projet, COLDSUN, vise à mettre en place une méthode de climatisation moins demandeuse en énergie. L’idée est de se servir du même procédé pour produire de l’électricité, qui a son tour permet de créer du froid.

Quand Aqylon a vu le jour, il y a cinq ans, ses fondateurs l’espéraient à la pointe de l’innovation dans le marché thermo solaire. "Déjà à l’époque, l’idée de s’installer au Maroc était présente" explique Guillaume Jeangros. Mais c’est finalement par la conception, la construction et la maintenance  de turbines ORC qu’elle se développera. Ces turbines, fonctionnant selon le principe de Rankine, permettent de transformer en électricité la chaleur perdue dans le milieu industriel.

"Aujourd’hui, nous souhaitons poursuivre le développement d’Azolis, continue Mr. Jeangros, ce qu’on va faire à travers deux vecteurs." Le premier s’inscrit dans la continuité des deux projets liés à l’IRESEN, il s’agira dans un premier de les mener à terme. Mais Azolis va aussi remplir un rôle d’ambassadrice pour les turbines ORC proposées par la maison mère.

"Si Azolis est basée au Maroc, on ne se limite pas à ce seul pays. Nous prospectons aussi sur toute l’Afrique du Nord et de l’Ouest : Algerie, Mali, Mauritanie … Pour nous, le Maroc est un hub vers tout le continent africain pour faire connaître les services d’Aqylon."

Et étendre l’activité de fournisseur d’énergie? "Chaque chose en son temps, répond Guillaume Jeangros. Nous n’y sommes à priori pas opposés mais on se lance à peine dans ce domaine. Il faudrait que l’on acquiert davantage d’expérience avant de se lancer."

Thomas Le Hetet

Des miroirs qui suivent le mouvement du soleil
Les miroirs plans Fresnel sont capables de pivoter en suivant la course du soleil. Ils concentrent les rayons de ce dernier vers un tube contenant un liquide. Sous l’effet de la chaleur, le liquide s’évapore et permet d’actionner une turbine qui va produire l’électricité. La technologie Fresnel, bien que marginale, est déjà connue. L’originalité de ce projet réside dans le choix du liquide utilisé : de l’huile végétale, moins chère, moins toxique et qui demande moins de chaleur que les  liquides habituellement utilisés. "
On se place sur de la production d’électricité low-cost" explique Guillaume Jeangros, cofondateur d’Aqylon. Par ce procédé, le coût de production revient à moins de 150€/m², quand il est d’au moins 250€/m² dans les champs de type Fresnel classiques.

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