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L'Usine Santé

Comment le gouvernement veut améliorer la couverture vaccinale

Coralie Lemke , ,

Publié le

Depuis le début de l'année, onze vaccinations (au lieu de trois) sont devenues obligatoires pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2018. Selon le ministère de la Santé, 7 enfants sur 10 sont déjà protégés contre ces onze maladies.

Comment le gouvernement veut améliorer la couverture vaccinale

Si certaines couvertures vaccinales sont très élevées, comme pour le DTP (le seul obligatoire jusqu'ici) et la coqueluche, d’autres sont insuffisantes, selon le docteur Daniel Levy Bruhl, épidémiologiste et responsable infections respiratoires et vaccination à Santé Publique France. "Le ROR (rougeole, oreillons et rubéole) par exemple, stagne autour de 90% pour la première dose et la seconde reste inférieure à 80%. Or il faut une immunité collective suffisante car la rougeole, par exemple, est très contagieuse."

Il pointe aussi du doigt la faible vaccination contre le méningocoque C. "Le vaccin a été introduit en 2010. Fin 2016, on observait que seuls 71% des enfants de 2 ans étaient vaccinés. Un chiffre qui diminue rapidement avec l’âge. 36% chez les 10-14 ans et 10% chez les 20-24 ans."

Pas de sanctions judiciaires

Aux anti-vaccins qui refusent de passer de trois à onze vaccinations obligatoires, la ministre de la Santé Agnès Buzyn rétorque que certaines maladies, contre lesquelles des vaccins étaient uniquement recommandés et non obligatoires, font toujours des victimes. "Il y a deux jours encore, un jeune homme décédait d’une méningite. On se vaccine pour soi mais aussi pour ses proches. En effet, les vaccinés contribuent à protéger les non vaccinés", a-t-elle expliqué lors du conférence de presse sur l'extension de l'obligation vaccinale vendredi 5 janvier. Les parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants n’encourent pourtant aucune sanction judiciaire. "J’ai décidé de supprimer les amendes et les sanctions pénales. Mon objectif n’est pas de punir", assure Agnès Buzyn.

Un nombre réduit d’injections

Pour faciliter la campagne de vaccination, le gouvernement mise sur le vaccin hexavalent. Une seule seringue agit contre six maladies différentes : la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la polyomélite, les maladies invasives à Haemophilus influenzae type b et l’hépatite B. Un produit commercialisé par deux laboratoires en France. GSK, avec l’Infanrix Hexa et Sanofi Pasteur, avec l’Hexyon. Restent trois autres vaccins, celui contre le pneumocoque, un autre contre le méningocoque C, et enfin le ROR.

En tout, quatre vaccins couvrent ainsi les onze vaccinations obligatoires. "Si on inclut les rappels, seuls six rendez-vous chez le médecin seront nécessaires", précise Agnès Buzyn. La ministre de la Santé explique qu’aucune pénurie ne touchera les pharmacies. "Les ruptures de stock ne concernent pas les vaccins de la petite enfance." Les produits devraient rester disponibles dans les officines sans discontinuer.

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