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Comment Laurence Parisot défend sa candidature

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La présidente en exercice du Medef a gagné une première manche avec l’avis du comité statutaire. Ce mardi matin lors de sa conférence de presse mensuelle, elle en a dévoilé un peu plus sur sa  stratégie.

Comment Laurence Parisot défend sa candidature © Luc Perenom - L'Usine Nouvelle

Sommaire du dossier

Le  comité statutaire du Medef a rendu après deux mois de travail à huit clos son avis sur une évolution de la présidence. "J’ai trouvé sa réflexion tout à fait remarquable" s’est enthousiasmée Laurence Parisot  lors de sa conférence de presse mensuelle du mardi 19 mars. Effectivement l’avis a tout pour la satisfaire dans la mesure où il propose des mandats longs de 5 ans, sans nombre maximum, chaque adhérent étant libre de se présenter devant les électeurs de l’Assemblée générale (sous réserve des conditions déjà existantes en particulier de parrainages).

Compte-tenu de l’évolution de l’espérance de vie le comité a également souhaité modifier de 65 à 67 ans l’âge limite pour se présenter. Au terme de plusieurs mois d’une stratégie finement menée Laurence Parisot voit donc s’entrouvrir la possibilité de se présenter. Quels sont ses arguments aujourd’hui pour défendre ce qui paraissait inconcevable, il y a quelques mois ?

Premièrement, elle prend à rebrousse-poil ses adversaires qui évoquait un putsch en la jouant "plus démocrate que moi tu meurs". "Tous les 5 ans, il peut y avoir désormais une véritable élection, démocratique transparente, seul le corps électoral décide, il n’y aura plus de clause de prolongation ou de préférence du sortant" déclare la présidente du Medef. Elle s’inscrit dans un courant politique moderne où les mandats ne sont pas limités. Si les présidents français ou américains ont un nombre maximum de mandats consécutifs, elle estime qu’il s’agit d’une exception dans les grands pays. Ce matin elle a rappelé que les Etats-Unis avaient limité les mandats après le 4ème de Roosevelt qui était malade. Et s’est même permis une petite plaisanterie en rappelant que par chance c’était ce président qui  avait géré la guerre au cours de son 3ème mandat. Clin d’œil à sa situation dans une situation économique extrêmement difficile.

Deuxièmement, elle demande à être jugée sur son bilan "que même ses adversaires saluent". Sur ce point, elle estime que la non-limitation des mandats est cohérente avec la situation des chefs d’entreprise. "Lorsqu’un mandataire social à un bon bilan, on le garde. Des grands chefs d’entreprise sont restés longtemps et ont fait du bon boulot" Elle a aussi confié avoir interpellé directement au cours du conseil exécutif  l’un des candidats. "Certains craignent la confrontation électorale. Il ne faut pas en avoir peur. Moi je prends des risques. J’ai dit à Pierre (Gattaz, président du GFI et candidat déclaré NDLR) : Tu peux me gagner, tu peux me défaire."

Sur la critique de ses adversaires qui estime qu’un dirigeant du Medef doit être un chef d’entreprise en activité "pour en garder le pouls" comme l’explique Geoffroy Roux de Bézieux, elle élude. Elle ne commente pas le fait que l’IFOP tourne sans elle depuis huit ans. En tant que principale actionnaire et vice-présidente de cette société, elle estime être dans ce cadre. Ce matin elle a réaffirmé "il est fondamental que celui qui soit à la tête du Medef soit un chef d’entreprise en exercice" en se payant au passage le luxe de tacler implicitement  un concurrent potentiel, Frédéric St Geours (président de l’UIMM) qui ne rentre pas dans cette case depuis qu’il a quitté PSA.

Reste que tout ce bel argumentaire ne pourra s’exprimer pleinement qu’après avoir passé deux obstacles. Un vote des changements des statuts par une majorité du conseil exécutif le 28 mars. Ce qui ne peut être exclu car il sera divisé sur le sujet et pourrait renvoyer la question à l’assemblée générale. Et une majorité des deux tiers à l’assemblée générale ce qui semble plus compliqué.

Anne-Sophie Bellaiche

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