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L'Usine Auto

Comment General Motors a délogé PSA d’Iran

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

General Motors avancerait ses pions pour retourner en Iran, après avoir empêché PSA d’y poursuivre son activité, avancent plusieurs quotidiens.

Comment General Motors a délogé PSA d’Iran © DR

"Fais ce que je dis, pas ce que je fais", telle pourrait être la devise de General Motors en ce qui concerne le marché iranien. Alors que l’américain a fait pression l’année dernière sur son partenaire PSA, lors de la signature de leur alliance, afin que le français interrompe ses livraisons de pièces détachées dans le pays, GM mène depuis six mois une offensive pour y étendre ses propres activités commerciales, ont révélé Le Figaro et Le Canard Enchainé.

Des négociations avec GM en Iran

GM aurait notamment pris contact avec Iran Khodro, la société iranienne qui assemblait pour le compte de PSA des 206 et 405 à partir de kits de pièces préparés dans l’usine de Vesoul (Haute-Saône). Des tractations seraient actuellement en cours pour le retour de l’américain dans le pays. Le Figaro souligne même que GM a importé cet été depuis l’Azerbaïdejan des Camaro, sa "muscle car" star de la série cinématographique "Transformers". Un moyen de tester le marché.

Cet intérêt croissant pour l’Iran des firmes américaines ne date pas d’hier (General Motors était bien implanté dans le pays jusqu’en 1981, après le renversement du Chah). L’Iran compte en effet 80 millions de consommateurs, de quoi attiser les convoitises.

Historiquement, PSA, et depuis son retrait, Renault dominaient ce marché. En 2011, la maison de la Grande Armée avait écoulé dans le pays près de 458 000 véhicules. L’arrêt de ces expéditions a coûté au français entre 600 et 800 millions d’euros. Renault a lui assemblé l’année dernière un peu moins de 100 000 véhicules, des opérations qui se sont arrêtées à l’été et pour lesquelles le groupe français a provisionné 512 millions d’euros dans ses comptes.

Sanctions contre les européens

C’est en fait un décret signé par Barack Obama le 3 juin 2013, l’Executive Order Act 13645, qui a poussé cette offensive américaine. Ce décret aggrave les sanctions contre l’Iran : la fourniture de pièces détachées ou de services à des sociétés iraniennes est ainsi sanctionnée. Mais, pour le secteur automobile, la fourniture de véhicules n’est pas répréhensible. Ce qui dans les faits avantage un constructeur comme GM, qui n’a pas d’activité industrielle dans le pays, mais interdit à Renault d’assembler en CKD (Complete Knock Down, en français un "nécessaire non assemblé").

Et le pire reste peut-être à venir, si les Etats-Unis envisagent une baisse des sanctions, prévient un diplomate iranien dans Le Figaro : "Les Français devraient se rendre compte qu’en cas d’accord entre nous et les Américains, leurs entreprises ne récolteront que des miettes". A bon entendeur…

Pauline Ducamp

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