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Comment fonctionnera l’Institut Polytechnique de Paris

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L’Institut Polytechnique de Paris, nouveau nom de New Uni, auquel est désormais rattaché la célèbre école Polytechnique, aux côtés de quatre autres écoles d'ingénieurs de Saclay, va effectuer sa première rentrée universitaire en septembre 2019. Le nouvel établissement va se concentrer dans un premier temps sur les masters et les doctorats.  

Comment fonctionnera l’Institut Polytechnique de Paris
Eric Labaye, président de l'X, est aussi le président du directoire de pilotage de l'Institut Polytechnique de Paris.
© Luc Perenom - L'Usine Nouvelle

C’est décidé le "MIT à la française" qui regroupe cinq écoles d’ingénieurs sur le plateau de Saclay (Essonne) s’appellera donc "l’Institut Polytechnique de Paris" (IP Paris), en lieu et place de New Uni. Il a été dévoilé le 7 février par les deux ministres de tutelle des écoles, Florence Parly (ministre des Armées) et Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances), lors d’une cérémonie sur le campus de Polytechnique, à Palaiseau (Essonne). Une première rentrée universitaire est prévue en septembre 2019. L’IP Paris est né à l’automne 2017 de la volonté du président Macron de créer un ensemble rassemblant cinq grandes écoles d’ingénieurs, Polytechnique, ENSTA ParisTech, TélécomParisTech, Télécom ParisSud et l’ENSAE (ex-New Uni), au côté d’un autre ensemble baptisé Université Paris-Saclay et regroupant notamment l’Université Paris-Sud, CentraleSupélec et l’ENS Cachan. Cette décision avait signé le glas du projet de Paris-Saclay. L’objectif des parrains de l’IP Paris est de porter le nombre d’étudiants du nouveau groupe à 10 000 contre un peu plus de 7300 actuellement, et doubler le nombre de doctorants à environ 2000. 

Le nouveau nom fait un double référence : d’une part, à l’école Polytechnique, ce qui souligne la place prégnante occupée par l’X dans le nouvel établissement. D’autre part, les tutelles ont préféré se référer à Paris et non à la France (comme il en a été question). Selon Eric Labaye, président de Polytechnique, "le choix d’accoler le nom de Paris vise à profiter du rayonnement international de la capitale. À travers elle, on voit la France. Et c’est cohérent avec de grands centres d’enseignement qui s’appuient sur le nom d’une ville comme Cambridge, Oxford ou Lausanne."

Le statut de l’Institut Polytechnique de Paris est encore en cours de discussion. “On travaille sur l’hypothèse d’un établissement expérimental”, indique Elisabeth Crépon, direcrice de l’ENSTA ParisTech et présidente de la Commission du titre d’ingénieur (CTI). Le calendrier n’a pas changé, ce statut devant être fixé par décret d’ici au printemps 2019. L’établissement expérimental est le fruit d’une ordonnance parue mi-décembre ayant trait à "l’expérimentation de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement ou de fusion des établissements d’enseignement supérieur et de recherche". Un établissement expérimental offre notamment plus de souplesse en matière de gouvernance ou en matière de développement de services, prestations, création de filiales ou prises de participation au capital. Côté gouvernance justement, pas de changement pour l’instant : c’est toujours Eric Labaye, en tant que patron de Polytechnique, qui préside le directoire de pilotage créé avec les quatre autres directeurs d’écoles pour définir les modalités pratiques.

"Moi je suis ici pour faire Polytechnique"

Chaque membre de l’IP Paris conservera son propre diplôme pour le cycle ingénieur. “Je ne sais pas encore en quoi ça consiste l’IPP mais moi, je suis ici pour faire Polytechnique”, lance cet élève sanglé dans son bel uniforme, paré pour effectuer une prise d’armes devant la ministre des Armées. Par contre, les cinq directeurs envisagent d’”hybrider” des formations d’ingénieurs entre écoles. “Nous sommes en train de le faire dans le domaine de l’intelligence artificielle entre l’ENSTA ParisTech et Telecom ParisTech pour les troisième année”, explique Elisabeth Crépon. L’ENSTA apporte ses compétences en matière de robotique tandis que Telecom ParisTech offre son savoir-faire dans le numérique.

L’un des objectifs de l’IP Paris est également de développer des formations en commun dans différents domaines comme les master et les thèses. L’IP Paris – en tant qu’établissement expérimental – aura en effet la capacité de délivrer des doctorats et des masters, des accréditations ayant été demandées. "L’école doctorale du nouvel établissement est à cet effet en cours de constitution", indique un communiqué de presse. Par ailleurs, les programmes de recherche, ou le développement de start-ups au travers d’incubateurs, seront mis de plus en plus commun.

Autre chantier, celui des bachelors. Pour l’instant, seul Polytechnique a joué le rôle de défricheur en lançant en 2017 une formation 100% en anglais en trois ans, qui regroupe actuellement 138 élèves répartis en trois parcours pluridisciplinaires. Le 7 février, Florence Parly a d’ailleurs posé la première pierre d’un bâtiment sur le campus qui leur est dédié. Il a nécessité un investissement de 30 millions d’euros. "Si nous lançons un bachelor, ce sera à coup sûr dans le cadre de l’Institut Polytechnique de Paris", lance de son côté Elisabeth Crépon.   

 

 

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