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Comment Celada compte imposer les machines-outils Okuma en France

Publié le

Le distributeur italien de machines-outils Celada vient d’achever la fusion entre sa filiale française et Codem, importateur en France du fabricant japonais Okuma. Il affiche ses ambitions et entends mettre fin au déficit de notoriété d’Okuma dans l’Hexagone.


Showroom de Codem à Villeneuve-la-Garenne  - Crédit : Patrice Desmedt 

"Notre objectif est de doubler notre chiffre d’affaires en France à l’horizon de deux ou trois ans". Guildo Celada, président de l’entreprise italienne éponyme de distribution de machines-outils, n’hésite pas à placer la barre très haut. Importateur exclusif de marques comme Okuma, Yasda, Sodick ou Hardinge, l’ETI familiale, créée en 1938 par le grand-père du dirigeant actuel, a racheté en mars 2015 Codem, le distributeur en France d’Okuma et d’Ares-Seiki. La fusion entre Celada France et Codem est effective depuis le premier janvier 2016.

A elles deux, les entreprises ont réalisé 23 millions de chiffre d’affaires en 2015 et elles comptent 2 500 machines installées, dont 1 500 machines d’usinage, 800 d’électro-érosion et 150 rectifieuses, chez 800 clients. L'essentiel de ces 1500 machines d'usinage sont des Okuma vendues par Codem. Un chiffre que Guildo Celada juge bien trop faible au vu de la taille du marché. Le dirigeant entend bien développer les ventes de machines d'Okuma en France.

"En Italie, quand une entreprise veut investir dans une machine-outil, Okuma fait toujours partie des trois marques citées spontanément. Ce n’est pas le cas en France. Et au Japon, les parts de marché des trois grands constructeurs de machines-outils sont d’un même ordre de grandeur."

Le déficit de notoriété d’une marque réputée pour la qualité de ses machines est avéré dans l’Hexagone. Mais le président de Celada reste évasif quant aux solutions qu’il entend choisir pour gagner des parts de marché, si ce n’est que Celada France fera un effort dans le domaine commercial.

Pas de compétition entre les vendeurs

L’entreprise va pouvoir s’appuyer sur les showrooms des deux anciennes entités, une grande à Villeneuve-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine et une plus modeste à Annecy en Haute-Savoie. Elle va aussi faire classiquement jouer les synergies possibles, pour les achats et l’accompagnement des commerciaux.

"Le vendeur doit avoir une bonne connaissance de l’ensemble des produits, poursuit Guildo Celada, afin de pouvoir proposer la bonne machine en fonction de la demande du client. Il ne doit pas y avoir de compétition entre les vendeurs. J’ai toujours gardé en mémoire une expérience personnelle, déjà ancienne. J’avais besoin d’investir dans un ordinateur. Le commercial d’IBM voulait me vendre un 36. J’ai acheté un Hewlett-Packard qui me convenait mieux. J’ai appris plus tard qu’IBM avait un modèle qui correspondait à ma demande, mais il était vendu par une autre division…".

Pour la première fois, le nouveau Celada France sera présent sur le salon Industrie (du 4 au 8 avril 2016 au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte) pour montrer ses différentes machines. Mais il sera absent du Simodec (du 8 au 11 mars 2016 à La Roche-sur-Foron en Haute-Savoie), même si Guildo Celada reconnaît que ce salon de la machine-outil de décolletage est "important, très technique, avec des visiteurs d’un niveau élevé". Ce sera donc pour l’édition 2018. A Villepinte, en revanche, on devrait découvrir une machine hybride Sodick, associant fraisage et fabrication additive métal.

Patrice Desmedt

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