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L'Usine Aéro

Comment Airbus veut mettre à profit le programme de mini-satellites OneWeb

Hassan Meddah , ,

Publié le

Entretien Après la mise sur orbite réussie des premiers satellites OneWeb le 27 février, Nicolas Chamussy, , directeur des activités spatiales d’Airbus Group, évoque l'avenir du programme et ses débouchés pour le groupe européen.

Comment Airbus veut mettre à profit le programme de mini-satellites OneWeb © Arianespace

L'Usine Nouvelle - Après ce premier tir, quelle est la priorité pour la constellation OneWeb ?

Nicolas Chamussy - Une fois qu’on s’est assuré du bon fonctionnement des six premiers satellites en orbite, il faudra couvrir le plus rapidement la surface de la Terre. C’est impératif. Plus encore que pour un réseau de téléphonie GSM, un service basé sur une infrastructure de satellites défilants ne peut être ouvert que si la couverture est mondiale. OneWeb espère donc mettre en orbite le deuxième lot de satellites opérationnels d’ici la fin de l’année et entamer une cadence d’un tir toutes 3 semaines,  emportant chacun jusqu’à plus de 30 satellites.

Comment allez-vous pouvoir réutiliser le savoir-faire acquis à l’occasion du contrat OneWeb?

Notre accord avec OneWeb nous autorise à utiliser la propriété intellectuelle issue de la conception des premiers satellites à la restriction près de ne pas proposer notre offre à un opérateur concurrent. Nous avons dérivé du satellite OneWeb une plateforme générique de mini satellites qui s’appelle ArrOW. Elle a les mêmes caractéristiques techniques mais peut supporter des services différents de ceux de OneWeb comme la communication Machine-to-Machine, l’observation de la Terre, l’internet des objets, les communications militaires sécurisées… Cette plateforme peut aussi embarquer un petit téléscope comme des instruments pour recueillir des données météorologiques ou environnementales.  

Que représente l’opportunité du marché des mini satellites pour Airbus ?

Je suis incapable de dire aujourd’hui ce que pèsera cette activité dans 10 ans. On voit qu’il y a une demande et une appétence pour ce type de systèmes. Les clients ne feront pas avec les constellations ce qu’ils font avec les gros satellites et vice versa. Les constellations sont optimisées pour fournir des services qui ont des besoins de couverture mondiale quasi instantanée et avec une forte résilience. Si on perd un satellite sur une flotte de 650 satellites, l’impact sur les opérations est quasi nul. Les militaires et d’autres acteurs économiques sont intéressés par de telles performances.

Par contre, pour les missions scientifiques et d’exploration lointaine…on n’utilisera pas les satellites de la classe OneWeb parce qu’ils ne sont pas adaptés. Pour Airbus, les satellites de plusieurs tonnes pèsent pour l’essentiel de notre activité avec des clients comme l’agence spatiale européenne, EumetSat (l’agence européenne de météorologie, ndlr), la Commission européenne, les opérateurs de satellites de télécommunications géostationnaires.

Avez-vous d’autres clients que OneWeb pour alimenter la chaîne de production de Toulouse?

Notre usine de Toulouse a plusieurs débouchés potentiels. D’une part, elle pourra venir en soutien à l’usine de Floride si celle-ci rencontrait des problèmes de montée en puissance. D’autre part, elle serait en charge de produire les satellites basés sur la plateforme OneWeb. 

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