Comment Airbus prépare les premiers vols de ses nouveaux appareils

Dans une série de vidéos, Airbus détaille les différentes procédures permettant de tester les avions avant leur mise en service. Dans ce deuxième épisode, l'avionneur explique les enjeux des premiers vols d'un nouvel appareil.

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Comment Airbus prépare les premiers vols de ses nouveaux appareils
Le premier vol d'un nouvel appareil est toujours un moment spécial pour les équipes qui l'ont conçu.

Que ce soit pour l'A320 en 1987, l'380 en 2005, l'A350 en 2013 ou plus récemment le Beluga XL en 2018, le premier vol d'un nouvel appareil est toujours un moment particulier pour les équipes qui l'ont conçu. Entre excitation, émotion, tension et concentration extrêmes, il est en quelque sorte l'acte de naissance d'un nouveau membre de la famille.

Airbus, dans une série de vidéos consacrée aux tests des avions, explique les enjeux de ce moment, au delà de l'importance symbolique de ce premier envol. On y comprend que celui-ci est une étape-clé, mais pas le point final d'un processus de mise au point qui dure plusieurs années. La présentation d'un nouvel appareil peut nécessiter de 6 à 10 vols, afin de permettre aux ingénieurs de mieux préciser les domaines sur lesquels travailler dans la future campagne de tests.

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Pas un vol de parade

Le premier vol fait l'objet d'une préparation minutieuse : l'appareil de test est scruté à la loupe, pour repérer d'éventuelles anomalies et défauts d'assemblage. Certaines sont corrigées dans la foulée, d'autres entrainent des limitations (on parle de "réduction de domaine de vols") lors des futurs vols d'essais. Cette phase de vérifications est suivie d'une campagne d'essais statiques au sol, au cours de laquelle tous les systèmes sont testés moteurs allumés. Puis viennent les tests d'accélération-freinage, à des vitesses croissantes, avant le fameux premier vol.

Celui-ci n'a rien d'une parade destinée aux médias, aux salariés de l'avionneur et à ses clients (voire aux investisseurs). On y réalise une première évaluation de la manoeuvrabilité de l'appareil, après un décollage réalisé en mode de commandes de vol très basiques (quasi manuel, dit "direct law") pour éviter de mauvaises surprises liées à des algorithmes mal calculés. Le mode de commande de vol "normal" est engagé un peu plus tard. On rentre ensuite les becs et volets pour évaluer l'effet sur l'appareil, avant d'opérer une manoeuvre critique : la rentrée des trains d'atterrissage. Si toutes ces étapes sont franchies avec succès, les pilotes procèdent alors à une série d'accélérations à différentes altitudes, puis des décélérations jusqu'à atteindre un angle d'attaque prononcé à la limite du décrochage, là encore pour vérifier que l'avion se comporte normalement, avant un atterrissage en mode "direct".

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