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Comment Airbus gère la crise après la disparition de l'avion d'Egyptair

Olivier James , , , ,

Publié le

Suite à la disparition jeudi 19 mai d’un Airbus A320 de la compagnie Egyptair, l’avionneur a immédiatement mis en placeune cellule de crise constituée d’experts. Son rôle : fournir le maximum de données aux enquêteurs.

Comment Airbus gère la crise après la disparition de l'avion d'Egyptair © Wikimedia commons

Quelques heures après la disparition de l’appareil, la cellule de crise est déjà constituée. Jeudi 19 juin au matin, l’avionneur Airbus a mis en branle une organisation bien rodée suite à l’annonce de la disparition de l’un de ses appareils, un A320, de la compagnie Egyptair. L’appareil, qui avait à son bord 66 passagers, a décollé de Paris la veille au soir et avait pour destination la capitale égyptienne, le Caire. Il a disparu des écrans radars vers 2h30 (heure égyptienne) alors qu’il se trouvait dans l’espace aérien égyptien au-dessus de la mer Méditerranée. Alors que l’enquête débute à peine, et que les causes de cette disparition demeurent inexpliquées, c’est le branle-bas de combat chez Airbus.

"Comme pour chaque situation de ce type, nous constituons une cellule de crise d’une dizaine d’experts", précise une porte-parole du groupe. Responsable de la sécurité, représentant de la communication, responsable en lien avec la compagnie aérienne, expert du type d’appareil mis en cause… Une équipe spécifique est mise en place en quelques heures et qui a pour tâche de fournir des informations techniques sur l’appareil disparu ou victime d’un crash. En aucun cas sur les circonstances de la disparition.

Une assistance directe aux autorités

Jeudi matin, à 10h12, Airbus a envoyé un communiqué de presse précisant les premières informations concernant l’A320 disparu. Le vol MS804 était assuré par un appareil qui portait le numéro de série 2088, livré à Egyptair en novembre 2003. L’avionneur précise que l’appareil, muni de moteurs IAE, avait cumulé 48 000 heures de vol. "Nous ne sommes pas des enquêteurs, tient à préciser la porte-parole. Mais nous mettons à disposition notre expertise pour l’enquête".

C’est d’ailleurs ce qu’indique Airbus dans son communiqué : "en ligne avec l’annexe 13 Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) [relative aux enquêtes sur les accidents et incidents d’aviation, ndlr], Airbus est prêt à fournir une assistance technique complète au BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la Sécurité de l'Aviation civile) et aux autorités en charge de l’enquête".

Une expertise sur les matériaux

Reste que la cellule de crise d’Airbus devrait être amenée dans les prochains jours ou les prochaines semaines à fournir de nouvelles informations. Dans certains cas, Airbus peut participer à l’analyse des données ACARS, ce système permettant à l’avion de communiquer avec le sol via de courts messages. Un travail que la compagnie aérienne peut aussi effectuer directement… si elle a équipé son appareil d’un tel système. Ce qui n’était par exemple pas le cas de l’avion d’Air Asia disparu en décembre 2014.

Dans le scénario où l'on retrouve l'avion, ou des parties de l’appareil, là encore Airbus peut avoir un rôle à jouer. A quelle partie de l’appareil correspond cette pièce ? Le froissement de la tôle observé à tel endroit s’explique-t-il par un choc ou une explosion ? Airbus met en œuvre ces compétences de constructeurs et son savoir-faire dans les matériaux mis en œuvre dans la production de ses avions pour fournir aux enquêteurs le maximum de données.

Olivier James

 

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