Comment accompagner la fin du plastique

L’ex-matériau fantastique doit se réinventer. Biosourcé, recyclé… ou évité ? Si la toute nouvelle loi économie circulaire fixe le cap des ambitions françaises, elle hésite encore sur les voies à emprunter.

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Comment accompagner la fin du plastique
Aux Pays-Bas, dans l’usine Quality Circular Polymers, Suez et LyonDellBasell régénèrent des déchets plastique en résines de qualité vierge.

Le plastique est devenu l’ennemi de la planète. En 1950, le monde en produisait 1,5 million de tonnes. Léger, bon marché et facilitant la conservation, ses qualités ont démultiplié ses applications, jusqu’à atteindre près de 360 millions de tonnes en 2018. Continents et fleuves de plastique, sacs plastique et emballages de bonbons à 11 kilomètres de profondeur dans la fosse des Mariannes, pailles dans les narines des tortues et dans l’estomac des oiseaux marins… Scientifiques et ONG nous dévoilent l’envers de la médaille de ce matériau fantastique : sa persistance dans l’environnement.

Omniprésent dans les esprits, le plastique l’est aussi dans la loi économie circulaire, publiée au "Journal officiel" le 11 février. Porté par la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, ce texte destiné à transcrire en droit français des réglementations européennes, dont la directive SUP sur les plastiques à usage unique, a pris une ampleur inattendue durant son parcours parlementaire. Les sénateurs l’ont largement étoffé, contestant au passage la consigne âprement défendue par la secrétaire d’État. Les députés s’en sont emparés à leur tour, poussant ou précisant les choix de Brune Poirson qui, après avoir pris en compte les critiques du Sénate, a inscrit dans la loi des objectifs ambitieux. Dont deux difficilement conciliables : tendre vers le recyclage de tous les plastiques d’ici à 2025 et sortir progressivement des plastiques à usage unique d’ici à 2040. "On perd de vue à la fois les qualités intrinsèques des plastiques, y compris à usage unique, et les lourds investissements lancés par l’industrie pour mieux les recycler", plaide Éric Quenet, le directeur général de PlasticsEurope. À l’image des projets de recyclage des plastiques jusqu’ici non recyclés de Paprec, Soprema, Total... Pour industrialiser les pilotes en développement dans le recyclage chimique, "il faudrait cinq à dix ans et plusieurs centaines de millions d’euros", affirme Éric Quenet. Des investissements inenvisageables si le gisement doit se tarir d’ici à 2040.

Les modes de production en question

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