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Comme Air France, de nombreuses compagnies aériennes ne survoleront plus l'Iran et l'Irak

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Publié le , mis à jour le 08/01/2020 À 11H52

De nombreuses compagnies aériennes partout dans le monde, dont Air France, ont dérouté voire annulé certains de leurs vols pour éviter les espaces aériens de l'Iran et de l'Irak, à la suite de la montée des tensions géopolitiques dans la région. Elles sont également pénalisées par une hausse des cours du pétrole.

Comme Air France, de nombreuses compagnies aériennes ne survoleront plus l'Iran et l'Irak
De nombreuses compagnies aériennes ont dérouté, voire annulé certains de leurs vols pour éviter les espaces aériens de l'Iran et de l'Irak.
© PHILIPPE WOJAZER

De nombreuses compagnies aériennes ont dérouté, voire annulé certains de leurs vols pour éviter les espaces aériens de l'Iran et de l'Irak après les tirs de missiles iraniens contre des bases abritant des soldats américains sur le sol irakien.

Les craintes d'un embrasement général au Moyen-Orient, sur fond de tensions américano-iraniennes, ont des conséquences directes pour de nombreuses compagnies, également confrontées à une hausse des cours du pétrole qui les pénalise en Bourse.

Air France suspend tous survol au dessus de l'Irak et de l'Iran

Air France a suspendu tout survol des espaces aériens des deux pays "par mesure de précaution". Lufthansa a pour sa part suspendu ses vols quotidiens entre Francfort et Téhéran et annulé un vol qui devait assurer la liaison, samedi 11 janvier, avec Erbil, dans le nord de l'Irak.

D'autres compagnies ont pris des décisions du même genre, comme Singapore Airlines, Malaysia Airlines et la taïwanaise China Airlines. Korean Airlines et Thai Airways avaient pris les devants en revoyant ses plans de vol avant même les développements de la nuit.

Les compagnies américaines interdites de survoler la région

L'administration de l'aviation civile américaine (FAA) a complètement interdit aux compagnies nationales de survoler l'Irak, l'Iran mais aussi le golfe d'Oman et le golfe persique "en raison de la recrudescence des activités militaires et des tensions politiques croissantes au Moyen-Orient".

Les compagnies étrangères ne sont pas tenues d'appliquer les consignes de la FAA mais celles-ci entrent généralement en ligne de compte dans leur réflexion et celle des régulateurs nationaux.

Le sujet n'est pas anodin pour les groupes aériens, pour qui les changements d'itinéraires entraînent des retards et alourdissent les factures de carburant, mais l'accident du MH17 de la Malaysia Airlines, abattu en 2014 par un missile tiré au-dessus de l'Ukraine, a crée un précédent qui les incite à la prudence.

Air France, premier touché par la hausse des prix du pétrole

Selon les analystes de Crédit Suisse, Air France est la compagnie qui a le plus à perdre d'un renchérissement du kérosène.

A 09h30 GMT, le titre Air France-KLM perdait 2,47%. Lufthansa cédait 1,72% et International Airlines Group, maison mère de British Airways et d'Iberia, 1,264%.

A 09h15 GMT, l'indice Stoxx européen du secteur du transport aérien et du tourisme reculait de 0,34%. La plus forte baisse dans le secteur est pour le tour-opérateur TUI, qui cèdait 3,09%.

Avec Reuters (David Shepardson et Allison Lampert, version française Simon Carraud avec Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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