Commandes record et bilan revu en profondeur pour le nouvel Alstom

Manuel Moragues

Publié le

Premiers résultats annuels pour le nouvel Alstom, désormais pure player du ferroviaire au bilan entièrement revu. Son PDG, Henri Poupart-Lafarge, s’est félicité ce mercredi 11 mai d’une "année de transition" qui affiche un record de commandes et de "très bonnes performances opérationnelles".

Commandes record et bilan revu en profondeur pour le nouvel Alstom
Train Alstom en Afrique du Sud

C’est auréolé d’un carnet de commandes à un niveau historique de 30,4 milliards d’euros qu’Henri Poupart-Lafarge a présenté les premiers résultats annuels du nouvel Alstom, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). L’exercice 2015-2016 (d’avril à mai) marque un bon départ pour le désormais pure player du ferroviaire, comme l’a pointé le PDG : "Cette année de transition est aussi une année de très bonnes performances opérationnelles".

Cette transition – correspondant à la déconsolidation de la branche énergie d’Alstom, vendue à General Electric – devait "donner un bilan solide à Alstom pour lui permettre de poursuivre son développement dans son nouveau périmètre. C’est le cas", s’est félicité Henri Poupart-Lafarge.

Bilan remanié en profondeur

"Cette année a été l’occasion de remanier en profondeur le bilan du groupe", a indiqué le PDG. La vente de la branche énergie du groupe à General Electric pour 9,7 milliards d’euros a généré un résultat net de 3 milliards d’euros. Ce montant inclut plus de 1 milliard de dépréciations d’actifs liées majoritairement à la déconsolidation effectuée.

Comme prévu, l’opération GE a permis à Alstom de se désendetter : le groupe affichait au 31 mars 2016 un endettement net de 200 millions d’euros, contre 3,1 milliards à la clôture du précédent exercice. Henri Poupart-Lafarge a souligné le niveau des fonds propres, à 3,3 milliards : "un montant remarquable pour une activité de 7 milliards".

Marge d’exploitation en hausse de 4,8% à 5,3%

Du côté des opérations, la commande indienne de 800 locomotives pour 3,5 milliards d’euros, annoncée en novembre dernier, a permis à Alstom de dépasser son record du précédent exercice, lui-même dopé par le contrat sud-africain avec Prasa qui avait apporté 4 milliards.

Les commandes s’affichent ainsi à 10,6 milliards, contre 10 milliards en 2014-2015. Porté par les commandes antérieures, le chiffre d’affaires a crû de 7% en organique et de 12% au global, à 6,9 milliards d’euros. Surtout, le résultat d’exploitation ajusté du groupe a bondi de 23 % pour atteindre 366 millions d’euros et la marge a progressé de 4,8% à 5,3%.

Objectifs 2020 ambitieux

"Le cash-flow libre des opérations transport était légèrement positif" précise un communiqué du groupe, tandis que le cash-flow libre du groupe a plongé à -2,6 milliards dont -1,5 milliard lié aux "activités en cours de cession" et 0,7 milliard dû au règlement de l’amende infligée l’an dernier par le département américain de la justice.

Pour 2020, Alstom réitère ses objectifs, ambitieux au regard de ses résultats actuels : marge d’exploitation ajustée d’environ 7%" et "conversion d’environ 100% du résultat net en cash-flow". Le groupe a encore du chemin à faire pour y arriver. Il mise sur une croissance attendue de 5% par an en moyenne, une évolution du mix produit vers les systèmes et les services - plus rémunérateurs -, et "des actions d’excellence opérationnelle".

 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte