Comcast retire son offre sur Disney. France Télécom rafle la mise chez Wanadoo. La productivité française moins bonne qu'il n'y paraît. Nortel limoge son PDG...

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Comcast retire son offre sur Disney. Mickey échappe à l'appétit du premier cablo-opérateur américain. Celui-ci ne pouvait pas augmenter son offre, alors que l'action du groupe de divertissement cotait au-dessus du prix proposé, et était incapable d'offrir une partie en cash, soulignent les Echos et le Financial Times. Comcast ne renonce pas pour autant à un rapprochement. Il a jeté son dévolu sur son concurrent Adelphia, numéro cinq américain du câble et se déclare intéressé par les studios de cinéma MGM, à nouveau mis en vente par le magnat américain Kirk Kerkorian.

France Télécom rafle la mise chez Wanadoo. L'offre de l'opérateur public sur sa filiale a été largement acceptée, note Les Echos. Il possède dorénavant plus de 95 %de Wanadoo, faisant passer la part de l'Etat à 50,4 %. La prochaine étape devra être la fusion entre la maison mère et la filiale, les 4,8 % restant, étant rachetés avec de actions France Télécom. L'Etat passerait alors sous la barre théorique des 50 %, entraînant de fait la privatisation de l'opérateur national de télécommunication.

La productivité française moins bonne qu'il n'y paraît. Deux rapports du Conseil d'analyse économique mettent en avant le retard de la productivité structurelle de la France par rapport aux Etats-Unis, remarque Les Echos. La bonne productivité apparente est due à l'exclusion des emplois des plus jeunes et des plus âgés en France, elle est donc calculée sur une base restreinte. A taux d'emplois équivalent, elles redescend en dessous du niveau américain. Les auteurs pointent également une trop forte réglementation des biens et des services, étouffant la concurrence et limitant les incitations à faire des investissements de productivité.

Nortel limoge son PDG. Le groupe canadien a remercié son patron, Frank Dunn, en poste depuis 2001, ainsi que le directeur financier et le directeur comptable, annonce Les Echos. Après l'enquête encore en cours, sur les comptes des trois dernières années, l'équipementiers des télécoms admet des irrégularités comptables. Les corrections prévues, moins de 400 millions de dollars, ne sont pas à la hauteur d'un scandale à la Enron, ou Worldcom, mais elles entraîneront néanmoins une division par deux du bénéfice 2003. Ces révélations ont semé le trouble chez les investisseurs, l'action a perdu plus de 28 % à la bourse de Toronto.

Effervescence sur l'avenir d'Alstom. A la veille de la rencontre du ministre de l'Economie et des Finances avec Mario Monti, le Commissaire européen à la concurrence, les rumeurs bruissent et les petites phrases se multiplient sur le dossier du spécialiste français de l'énergie et des transports. L'affaire prend une tournure politique après la discussion entre Jean-Pierre Raffarin et le président de Siemens, Heinrich Von Pierer, indiquent La Tribune et Le Figaro. Celui-ci n'a jamais caché son intérêt pour certaines activités du français. De leur coté, Patrick Kron, le PDG et Patrick Devedjian, ministre délégué à l'industrie, voient en l'arrivée de l'allemand, le début du démantèlement du conglomérat.

Nokia perd du terrain. Le finlandais est toujours numéro un mondial des terminaux mobiles, mais il est repassé sous la barre des 30 % de part de marché, perdant cinq points, alors que sur un an le marché mondial est en croissance de 40 %, rapporte LaTribune. Ce sont surtout ses concurrents Motorola et Samsung, qui ont le plus bénéficié de cet effondrement. Le fabricant va devoir innover dans le haut de gamme, où il est à la peine, et sans doute baisser ses prix pour renverser la tendance, observe le Financial Times.

Informatique, reprise des investissements en vue dans la distribution. Après deux années marquées par l'amélioration de la performance opérationnelle, les directeurs informatiques anticipent une hausse des budgets de 10 %. La seconde étude CSC-LSA démontre que la mise en place des outils de mobilité et la synchronisation des données entre distributeurs et industriels sont prioritaires. De même elle montre une réorientation claire vers des problématiques de développement sur la vente et le service aux clients.

DaimlerChrysler, Schrempp contesté par son état-major. Selon le Wall Street Journal, la réunion du conseil de surveillance du groupe germano-américain, qui doit se tenir aujourd'hui à New York, risque d'être houleuse. Englué dans les mauvais résultats, sa filiale Chrysler est toujours dans le rouge et le japonais Mitsubishi, qu'il contrôle à plus de 40 % est au bord de la faillite après son refus de participer au plan de sauvetage, le patron du constructeur automobile devra déployer toute son habileté pour garder la confiance des membres du directoire, et convaincre que sa stratégie est toujours la bonne.

Didier RAGU

A demain !


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