Combien vaut un avion? La moitié de son prix catalogue chez Airbus

TOULOUSE (Reuters) - Les rabais pratiqués par les grands constructeurs d'avions sont un secret de polichinelle dans le secteur aéronautique mais Airbus a levé le voile jeudi sur l'ampleur des réductions qu'il accorde aux compagnies aériennes sur ce marché hautement concurrentiel.
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Combien vaut un avion? La moitié de son prix catalogue chez Airbus
Les rabais pratiqués par les grands constructeurs d'avions sont un secret de polichinelle dans le secteur aéronautique mais Airbus a levé le voile jeudi sur l'ampleur des réductions qu'il accorde aux compagnies aériennes sur ce marché hautement concurrentiel. /Photo d'archives/REUTERS/Michael Spooneybarger

Depuis des années, les constructeurs comme Airbus et Boeing annoncent de manière tonitruante les commandes qu'ils obtiennent, mais à des prix catalogue bien supérieurs à la valeur réelle des avions sur le marché.

Les derniers chiffres publiés jeudi par Airbus suggèrent toutefois que les rabais sur le prix des appareils avoisinent en moyenne les 50%.

Le constructeur européen a été contraint de révéler la valeur nette de son énorme carnet de commandes aux prix du marché, conformément aux nouvelles règles comptables IFRS 15.

Les résultats annuels du groupe publiés jeudi font état d'un carnet de commandes de 460 milliards d'euros (519 milliards de dollars), un montant à comparer aux 997 milliards affichés aux prix catalogue il y a un an.

Bien qu'Airbus ait engrangé de nouvelles commandes depuis, il a également livré des avions, ce qui signifie que les deux séries de chiffres sont globalement comparables, selon les analystes.

Des sources du secteur estiment qu'en général, les avions se vendent à la moitié du prix catalogue annoncé. Mais le prix peut varier en fonction d'éléments comme les performances du moteur, par exemple.

Les prix catalogue ne sont pas totalement inutiles. Ils servent à calculer les ajustements pour tenir compte de l'évolution de l'inflation entre la date de la commande et celle de la livraison, qui a lieu des années après. Cela représente une source essentielle de revenus supplémentaires pour les constructeurs.

(Tim Hepher; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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