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L'Usine Auto

Combien coûte le développement d’une plate-forme commune dans l’automobile ?

Pauline Ducamp , ,

Publié le

Dans leur étude automobile 2015, les consultants du cabinet Alix Partners reviennent sur les économies générées par le développement commun d’une plate-forme entre deux constructeurs. Chaque partenaire peut diviser ses coûts de R&D jusqu’à 90% selon les composants.

Combien coûte le développement d’une plate-forme commune dans l’automobile ? © Pauline Ducamp

Renault et Nissan, PSA et Opel, Mercedes et Renault, la galaxie Volkswagen … Tous les constructeurs sont engagés dans des programmes de développement commun de plates-formes, de composants, voire de modèles. A la clé, des économies sur les coûts d’ingénierie, de développement et de production. Dans son étude automobile 2015, le cabinet de conseil Alix Partners chiffre ces économies. Alors, combien ça coûte une plate-forme commune ?

Caisse en blanc

Hors groupe motopropulseur (moteur, boîte et trains), développer une plate-forme demande en moyenne un budget d’un milliard d’euros pour un constructeur généraliste. Le poste de dépense le plus important (49% du montant total des coûts de développement) se loge dans la caisse en blanc. Les éléments de carrosserie et la caisse véhicule qui donnent la silhouette représentent à eux seuls 38% des coûts totaux, la plate-forme à proprement parler, 11%. Le second poste de dépenses sont les intérieurs (planche de bord, sièges …) atteint 17% de la dépense totale. Les gains sur la plate-forme sont importants : 70% d’économies pour chaque participant. En revanche, sur la carrosserie et l’habitacle, les gains ne dépassent pas les 30%. Ces éléments donnent en effet l’identité de la marque et du modèle, chaque constructeur développe donc sa silhouette, les coûts dans ce domaine restent équivalents.

90% d’économies

Le développement commun des composants génère plus d’économies : jusqu’à 80% sur le développement des suspensions, 90% sur les freins ou encore 70% sur les connecteurs électriques et électroniques. "Avec un développement communs, deux constructeurs généralistes peuvent économiser entre 45 et 50% sur leurs coûts de R&D, précise Laurent Petizon, directeur général d’Alix Partners France.  Pour que l’opération soit vraiment vertueuse, il faut que les deux constructeurs aillent jusqu’au bout de la logique et produisent ensemble, dans la même usine, les véhicules". Ce qui n’est pas toujours le cas. Renault et Daimler ont ainsi développé en commun la plate-forme des nouvelles Twingo et Smart, mais seules les versions quatre portes sont produites dans l’usine de Novo Mesto (Slovénie). "L’écueil de ce partage peut être alors un problème de restructuration, dans l’ingénierie ou dans la production, poursuit Laurent Petizon. Il faut alors provisionner les frais de restructuration".

Pauline Ducamp

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