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L'Usine Santé

Colloque dépendance : y a-t-il une entreprise française dans la salle ?

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

L’idée est noble : constituer une filière industrielle française au service des populations dépendantes. Mais pour sa première édition, le colloque "L’ingénieur contre la dépendance", organisé ce mercredi 20 mars, a oublié… les entreprises.

Colloque dépendance : y a-t-il une entreprise française dans la salle ?

Les entreprises citées

Une ouverture assurée par Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie. Une intervention de Jacques Lewiner, l’homme aux mille brevets. Le colloque national " L’ingénieur contre la dépendance ", organisé pour la première fois ce mercredi 20 mars 2013, s’annonce séduisant. Et sa visée ne peut faire que l’unanimité : participer à la réindustrialisation de la France, en étant le point de départ d’une réflexion des ingénieurs, scientifiques et acteurs économiques pour créer une filière industrielle au service des populations dépendantes (malades, handicapés, seniors).

Mais, parmi tous les intervenants prestigieux, comment se fait-il qu’aucun industriel n’ait répondu à l’appel ? "Minatec est à l’interface car il s’agit de R&D. Et des intervenants raconteront l’expérience domotique de la Creuse, où des solutions ont été mises en œuvre avec des industriels", plaide Jean Goursaud, président du Comité intelligence économique et scientifique de l’association Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), co-instigatrice de l’événement. Si l’expérience de la Creuse est intéressante (voir notre reportage), elle ne représente cependant pas une innovation de rupture. Et ne concerne qu’un seul industriel : Legrand.

Orange, Nao, et les autres…

" C’est un constat : il y a un manque de prise en considération de la dépendance par les investisseurs et les grands groupes, estime Jean Goursaud. L’objectif est donc d’amener les entreprises à prendre conscience qu’il y a un vrai marché, avec des opportunités à saisir aussi du strict point de vue économique. Car sommes-nous prêts à accepter que la sécurité de nos vieux jours soit assurée par des Chinois au pire, par des Allemands au mieux ? "

Des industriels français à s’être lancés dans ce domaine, il y en a pourtant ! Qu’ils soient dans les télécoms comme Orange, qui a monté de nombreuses expérimentations avec des centres de soin et agences sanitaires en région. Ou dans la robotique, tel Aldebaran Robotics et son célèbre Nao, capable d’interagir avec des enfants autistes ou des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. On ne parle même pas de l’essor des entreprises spécialisées dans le maintien à domicile, ou de celles ayant développé des alarmes et système de télésurveillance…

Pas encore de recensement des entreprises concernées

Mais ce travail de recensement de la filière, personne ne l’a fait. "Des chercheurs et responsables de comités scientifiques vont justement intervenir pour nous expliquer quel est le tissu industriel existant, promet Jean Goursaud. Je ne serais pas choqué que des acteurs comme Michelin ou Thales puissent avoir des départements d’ingénieurs dédiés à ce type d’activités. Les grands de l’automobile ou leurs sous-traitants de 1er rang ont aussi probablement des choses à faire valoir dans la mobilité. " On regrette simplement qu’ils ne soient pas là… pour en témoigner.

Ce colloque a néanmoins le mérite d’associer des experts venant d’univers différents. En étant co-organisé par l’IESF, mais aussi un financier du système de santé - le groupe mutualiste MGEN-, Centrale Santé, l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées et le Service de Santé des Armées, qui pourront notamment témoigner de leurs recherches sur les exosquelettes. Charge à eux de débattre du modèle économique à mettre en place, pierre angulaire de la réussite d’une filière.

Gaëlle Fleitour

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