Colisa s'intéresse aux faux billets et à... l'aquaculture

Les compétences de Colisa, spécialisée dans le traitement du signal, alliées à celle du Leti de Grenoble, ont permis la sortie d'un nouveau détecteur de faux billets.

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Un détecteur de faux billets et un système de gestion de production de crevettes... Pas grand chose de commun entre ces deux produits développés par Colisa si ce n'est qu'ils exploitent les mêmes techniques de traitement du signal pour leur partie logicielle. Qu'importe ! Ce qui compte, pour Eric Lewden, cofondateur de cette société varoise de La Seyne-sur-Mer, créée en septembre 1995, c'est le potentiel des marchés sur lesquels il fonde son activité. " Le premier produit est pour nous le plus important. Il est capable d'identifier les faux billets les mieux imités, que la technologie classique à ultraviolets ne discerne pas ", explique cet ancien directeur d'agence d'une grande SSII. Le deuxième produit intéresse les élevages industriels des mers chaudes du globe, " où la demande est grande pour des systèmes intégrant au contrôle des paramètres de l'eau la détermination de la bonne quantité d'aliments à donner aux crevettes et au bon moment ". Pour promouvoir ses produits, Colisa, qui emploie aujourd'hui six personnes, dispose de bases solides. Son détecteur, tout d'abord, utilise un procédé de lecture breveté dont la société exploite la licence exclusive. En outre, le composant magnétorésistif qu'il utilise a été étudié en collaboration avec le Leti de Grenoble, où sont fabriquées les premières séries. Colisa compte vendre rapidement environ mille détecteurs par mois aux commerçants et aux banquiers français avant de s'attaquer au marché européen. Pour cela, la société s'appuie notamment sur un accord de distribution avec Polytech, une PME d'Aix-en-Provence qui développe un réseau de franchisés pour ce type d'appareils. Le produit aquacole, de son côté, a bénéficié, pour sa mise au point, d'une aide de l'Anvar. Son originalité s'appuie sur la transformation en énergie électrique de l'agitation des crevettes dans les bassins d'eau. Un capteur acoustique détecte la nature et l'intensité des mouvements traduisant leur faim, données aussitôt analysées par un logiciel. Le système fonctionne déjà à titre expérimental dans une unité à Madagascar. Premier objectif : équiper dans l'année une dizaine de clients, notamment en Asie du Sud-Est.




Un détecteur léger et polyvalent

Grâce à son procédé de lecture breveté et à son composant magnétorésistif, le détecteur LBB-2000 de Colisa affiche plusieurs atouts. Tout d'abord, il peut authentifier tous les billets français de 50 francs, 500 francs (et bientôt 100 et 200 francs) de la nouvelle génération, ainsi que les billets de 100 et 200 francs actuels. Ensuite, sa taille réduite permet à son utilisateur de le tenir dans la main. Enfin, il fonctionne avec une simple pile de 9 volts.

USINE NOUVELLE N°2569

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