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Cohésion d’équipe : les bonnes nouvelles, ça se partage

Christophe Bys

Publié le

Chaque mois, les salariés de Kalidea participent à une réunion où ne sont abordés que les points positifs. Reportage dans un monde où les applaudissements remplacent efficacement les PowerPoint.

Cohésion d’équipe : les bonnes nouvelles, ça se partage
Un seul point à l’ordre du jour?: les bonnes performances.
© pascal guittet

Midi, dans le hall de Kalidea, une société de services pour les comités d’entreprise, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Les salariés descendent des cinq étages pour se diriger vers la salle de réunion du rez-de-chaussée. Là, comme chaque mois, va se tenir une réunion particulière : une « stand up success story meeting ». C’est Sandra Le Grand, la fondatrice de l’entreprise, passée par Coca-Cola Europe, qui en a eu l’idée pour partager les bonnes nouvelles des différents services. « C’est très bénéfique. Nos métiers sont difficiles, ça dynamise les énergies. Avant de venir, chacun réfléchit à ce qui lui est arrivé de positif », raconte l’enthousiaste PDG à l’optimisme contagieux.

Aidée des premiers arrivés, elle ouvre la cloison mobile qui, quelques secondes plus tôt, séparait encore la salle en deux. Elle décapsule les bouteilles de soda et de jus d’orange, remplit des saladiers de chips. Pendant ce temps, les salariés arrivent. Ils sont une soixantaine. Moyenne d’âge : 30 ans environ. La réunion peut commencer. C’est Marjorie, de l’équipe commerciale Île-de-France, qui démarre avec la « surperformance de 111% en décembre ». Tout le monde applaudit. Marjorie dédie sa victoire à ses équipes et révèle le podium des commerciaux. Nouveaux applaudissements. Et au suivant.

Chez blablacar, réunions sans bla-bla

Blablacar, la société qui a développé covoiturage.fr mise aussi sur le partage pour travailler la cohésion d’équipe. Esprit start-up oblige, Frédéric Mazzella, le PDG, s’est fait souffler l’idée par Christophe Crémer, de Meilleurtaux : « Fais une réunion par semaine où un département explique à ses collègues ses réalisations et ses projets pour les prochaines semaines », se souvient-il. Un conseil qu’il ne regrette pas d’avoir suivi. « Cela augmente le respect que les équipes se portent et crée une bonne ambiance de boulot », se réjouit-il. Surtout, chacun sait ce que font les autres.

 

Le rituel est bien huilé : un salarié (pas nécessairement un chef de service) prend la parole, les équipiers applaudissent spontanément et Sandra Le Grand intervient, recadrant la performance par rapport à la stratégie d’entreprise, rappelant les enjeux… En apprenant l’information, elle s’en félicite publiquement. « C’est important, parce que les chiffres n’étaient pas bons en novembre. Bravo ! » La réunion est aussi l’occasion de s’enquérir des uns et des autres. C’est Julien, qui prend la parole, « parce que notre manager est papa depuis une semaine. On tient sans lui, on y arrive. » Applaudissements nourris pour le jeune papa et pour les objectifs dépassés.

Une demi-heure chrono

Tous les services s’expriment. Sandra Le Grand y tient beaucoup : « Les moins visibles, comme l’informatique, par exemple, ne doivent pas être oubliés. » Et à l’applaudimètre, ils peuvent remporter de beaux succès. À l’annonce de l’activation du suivi postal en ligne pour les clients, la joie déborde. « Super », crie une brunette. « Le service client te remercie », renchérit une collègue. En un peu plus d’une demi-heure, c’est plié. À voir la mine des uns et des autres, les troupes sont rassérénées.

Nouvelle recrue, Émilie adore. « On a une vision globale de ce qui se passe dans l’entreprise, dit-elle, et ça crée un bon “peps”. On a beaucoup travaillé à la fin de l’année. Ça fait du bien de voir tous ensemble les résultats. » Émilie n’est pas la seule. Tous les présents semblent approuver la méthode. La seule réserve viendra d’un salarié qui se souvient de ces réunions il y a quelques mois quand le contexte était difficile. « On avait l’impression de racler les fonds de tiroir pour trouver une bonne nouvelle, raconte-t-il. Ça avait un côté surréaliste. ». À cette nuance près, il approuve pourtant la méthode, car elle engendre « une vraie émulation ». À la fin de la réunion, pour renforcer la convivialité, un verre est proposé à ceux qui le souhaitent. Histoire de continuer à communi(qu)er sur les bonnes nouvelles.

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