CNIM rêve d’ITER

Les Constructions industrielles de la Méditerranée viennent de finaliser une lourde pièce prototype pour le réacteur Iter : la plaque Radiale. L’entreprise varoise espère maintenant être sélectionnée pour construire 70 pièces de série.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

CNIM rêve d’ITER

Le groupe des Constructions industrielles de la Méditerranée (CNIM) est très réputé pour ses réalisations en matière de valorisation de déchets ou dans celles de véhicules militaires hight-tech. Mais le groupe est moins connu pour sa présence dans les domaines énergétiques comme le solaire thermodynamique et le nucléaire. Il nourrit en particulier de grands espoirs dans le projet expérimental de fusion nucléaire Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) à Cadarache (Bouches-du-Rhône).

Le groupe, dirigé par la famille Dmitrief, a rejoint le projet Iter "par la petite porte en 2007" en commençant par réaliser des études d’ingénieries en fonds propres. En 2009, CNIM a engrangé les premiers appels d’offres, notamment avec la réalisation du premier prototype de plaque radiale pour les bobines toroïdales du réacteur Iter.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Ces ovales de 14 mètres sur 9 et de 5,5 tonnes en acier inoxydable doivent servir de squelette pour porter l’aimant qui créera le champ magnétique censé contenir le plasma de fusion. Cette pièce requiert une grande précision avec une marge d’erreur d’un millimètre maximum entre le point le plus haut et le point le bas de la surface de la plaque.

deux outils spécifiques

Cette première plaque construite vient tout juste d’être validée par les membres du projet Iter. Pour y parvenir, CNIM a du développer deux outils spécifiques, un laser par faisceaux d’électrons sous vide local et un outil d’usinage monté sur coussin d’air… soit un investissement de 3 millions d’euros pour réaliser un seul prototype !

"En investissant lourdement, le groupe se donne un avantage compétitif pour l’appel d’offres", lance Nicolas Dmitrieff, le président du Directoire. Car le groupe compte bien se tailler la part du lion dans la construction à venir des 133 plaques du projet final. 70 seront produites en Europe et 63 au Japon en France. Les résultats pour l’attribution de ce marché seront connus en octobre ou novembre 2012.

Si le groupe gagne, le plus dur restera à faire. Le projet Iter demande à ce que les 70 plaques soient réalisées en deux ans et demi. Or, le premier prototype a demandé à lui seul deux ans de travail. "Nous avons réussi le prototype, mais le défi de l’industrialisation reste entier", prédit Nicolas Dmitrieff.

2012 et 2013

D’autres appels d’offres sont prévus en 2012 et 2013 sur Iter. Certains lots intéressent CNIM comme les « précompression rings » (des anneaux de composites), un monte-charge nucléarisé de 120 tonnes, les 300 lourdes portes nucléaires à construire… Le groupe varois juge que le potentiel de contrats accessibles pourrait atteindre 300 millions d’euros et 800 000 heures de travail.

Dans le nucléaire, de manière générale, CNIM est présent depuis les années 1970. Aujourd’hui, il fournit par exemple des systèmes robotisés d‘évacuation de combustible pour les réacteurs existants et les quatre réacteurs EPR en construction dans le monde (1 en France, 1 en Finlande, 2 en Chine).

Le groupe est également présent, en consortium avec Thalès et Areva, dans le projet laser mégajoules depuis 10 ans. Il participe à la construction du réacteur expérimental Jules Horowitz pour le compte du CEA. Enfin, CNIM finalise la livraison de 300 stations de manutentions pour l’usine d’enrichissement d’uranium George Besse II d’Areva. L’entreprise varoise réfléchit aujourd’hui à la place qu’elle pourrait prendre dans le démantèlement des réacteurs.

CNIM, une belle ETI française
CNIM est une ETI de 2 660 salariés pour un chiffre d’affaires de 665 millions d’euros en 2011, dont les trois implantations industrielles se situent à la Seyne-sur-Mer dans le Var. Elle est spécialisée dans trois secteurs : environnement (valorisation des déchets), énergie (entretien et production de chaudières industrielles), et innovations & systèmes (mécanique de haute de précision pour l‘environnement, l‘énergie, la défense). Cet industriel est à la fois un ingénieur, ensemblier et producteur de pièces de petites et moyennes séries (de 10 éléments à plusieurs centaines).

Partager

NEWSLETTER Energie
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS