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CNIM, l'ETI de l'année 2012

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Consécration pour Cnim lors des Assises de l'industrie qui se tenaient ce mercredi 12 octobre. Ténacité, innovation et jeunesse d'esprit ont permis au groupe de mécanique de surperformer en 2012 et de décrocher le prix Usine Nouvelle de l'ETI de l'année. Le modèle d'une diversification réussie.

CNIM, l'ETI de l'année 2012 © François Daburon

Il est des entreprises comme des hommes qui savent rester jeunes. C'est le cas de Cnim, une étonnante ETI familiale de mécanique de pointe, façon "Mittelstand". Son ancêtre, créé en 1856, était un chantier naval réputé. Aujourd'hui, l'entreprise s'est diversifiée. À force de ténacité, d'innovation et de jeunesse d'esprit, elle affichait à la fin 2011 un carnet de commandes record : 1,15 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires annuel de 665 millions d'euros, réalisé pour 58,5 % à l'export. Le tout avec un bénéfice net de 20,6 millions.

Dotée d'un fort pôle en ingénierie (sur ses 2 600 salariés, 1 000 sont des ingénieurs), Cnim s'appuie sur trois piliers : environnement, énergie, innovation et systèmes. Présente dans des secteurs de pointe comme l'aéronautique et le nucléaire, elle s'est aussi lancée sur des marchés plus jeunes et en expansion : le solaire à concentration, la valorisation des déchets, le compostage d'algues, les sciences du vivant. La liste de ses métiers n'est hétéroclite qu'en apparence.

Nicolas Dmitrieff, son jeune président de 42 ans, insiste sur l'interdépendance des métiers de Cnim et sur l'importance des synergies industrielles et technologiques, avec l'innovation comme moteur du développement. Une capacité renforcée en 2008 par le rachat du groupe Bertin. "Quand quelqu'un cherche un mouton à cinq pattes, il vient nous trouver", résume Bernard Silvestro, le directeur délégué.

Ainsi, en imaginant la barge de débarquement L-Cat, les ingénieurs de La Seyne-sur-Mer (Var) ont donné naissance à un catamaran à tirant d'eau modulable complètement novateur. Il est capable d'emporter une charge utile de 80 tonnes à la vitesse de 18 noeuds (33 km/h) et de faire débarquer camions et chars sur une plage. La Marine nationale en a commandé huit, dont quatre fermes. D'autres marines s'intéressent au L-Cat, et un modèle destiné à des utilisations civiles a été développé.

Dernier projet en date, la centrale thermodynamique à concentration de Llo (Pyrénées-Orientales), dont la mise en route est prévue en 2015. Elle concrétisera à l'échelle industrielle le module inauguré en juillet 2010 à La Seyne-sur-Mer. Un atout indéniable pour aider Cnim à vendre des centrales clés en main en Afrique du Nord et subsaharienne ainsi qu'au Moyen-Orient.

Mais Cnim, c'est aussi des tuyères pour la fusée Ariane, des plaques radiales pour les bobines du réacteur Iter, des systèmes de récupération de la vapeur pour produire de l'énergie dans des usines d'incinération des déchets, des unités de traitement d'algues... L'entreprise a aussi le statut d'intégrateur sur le chantier du Laser Mégajoule, au Barp (Gironde), où elle réalise la chambre d'expériences.

Sa diversification, Cnim l'a entamée au début des années 1980, lors de la crise des chantiers navals, en procédant à des acquisitions. Après son entrée en Bourse, en 1987, la direction a continué de privilégier le long terme. Une douzaine d'années s'est ainsi écoulée entre le début du développement d'un tube lance-missiles et les premiers paiements. Trois ans et 3 millions d'euros d'investissements ont été nécessaires pour mettre au point la plaque radiale pour le futur réacteur Iter.

Quant à la barge de débarquement L-Cat, son développement jusqu'à la fabrication d'un prototype a été poursuivi, malgré le retrait de l'appel d'offres de la Marine nationale. Une ténacité, une culture d'entreprendre et une présence mondiale qui portent encore leurs fruits. Au premier semestre, le chiffre d'affaires de Cnim a progressé de 7,6 %.

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