L'Usine Aéro

CMN sous le soleil émirati

Olivier Cognasse ,

Publié le

Pour la première fois depuis de nombreuses années, 2009 sera celle du retour aux bénéfices pour le constructeur cherbourgeois CMN. Un contrat juteux devrait être signé dans les prochains jours avec les Emirats.

CMN sous le soleil émirati © dr

Jeudi 25 juin, les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) ont inauguré leur plus grand navire militaire à Cherbourg. Le Baynunah est le premier d’une commande de six corvettes lance-missiles de72mètres de long commandée par la Marine des Emirats Arabes Unis. Les cinq autres seront construites aux Emirats Arabes Unis dans les chantiers navals de la société Abu DhabiShip Building (ADSB), titulaire du contrat. CMN assurera le transfert technologique et la supervision technique. Malgré une mise à l’eau en grandes pompes, la corvette, véritable concentré de technologie, doit encore subir dix-huit mois de tests avant de naviguer.

 

Résultats positifs pour 2009

Mais les ouvriers de CMN peuvent se rassurer après des années de souffrance et de résultats négatifs, leur entreprise va mieux. Iskandar Safa, le grand argentier de la compagnie (il l’a racheté en 1992) a confié que pour la première fois, « le résultat net sera positif à la fin de l’année et qu’il envisage un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros ». En dehors de cette fameuse corvette, il y aura du travail pour tout le monde. Douze intercepteurs sont en cours de construction et surtout un nouveau contrat juteux se profile « avec cinq mini-corvettes encore plus sophistiquées que le Baynunah pour un pays du golfe ». Un pays qui devrait être à nouveaux les Emirats Arabes Unis, pays avec lequel l’homme d’affaires franco-libanais semble entretenir de bonnes relations. Pour conquérir d’autres marchés dans le militaire, il souhaite « monter en gamme jusqu’aux frégates légères ». Et quand les coques seront trop volumineuses pour les capacités de CMN, il est possible de les sous-traiter à l’extérieur, car cela ne représente que 15 à 20 % du prix d’un navire.

Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là ! Il est sur le point de racheter un chantier naval allemand à Nobiskrug, près d’Hambourg, peut-être pour développer en partie  une activité dans laquelle il croit beaucoup. « Nous allons créer un très grand groupe de yachts avec 1 milliard d’euros de commandes sur trois ans ». Rêve ou réalité ? Si ce projet se concrétise, le pôle emploi de Cherbourg va manquer d’activité.

 

 

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