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L'Usine Auto

[Climat] Passer à la voiture électrique ne va pas suffire prévient BP

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Si l’essor des voitures électriques autonomes et du covoiturage va freiner la consommation de pétrole d'ici 2040, ce n’est pas un paramètre déterminant dans l’évolution de la demande de pétrole ni un facteur suffisant dans la lutte contre le réchauffement climatique, selon BP.

[Climat] Passer à la voiture électrique ne va pas suffire prévient BP © David Darricau - Flickr - CC

"Le véhicule électrique n’est pas un "game changer" pour la demande de pétrole", explique Spencer Dale, le chef économiste de BP, dans la présentation vidéo de présentation du rapport annuel du pétrolier sur les perspectives énergétiques. Traditionnellement plutôt conservateur, le BP Energy Outlook a régulièrement sous-estimé la croissance des énergies renouvelables. Mais dans cette édition, pour la première fois, les scénarios prospectifs du pétrolier envisage un pic de la demande de pétrole. Quand ? "Cela dépend des scénarios, prévient prudent Spencer Dale. Mais quels qu’ils soient, le pétrole continuera à jouer un rôle majeur dans le système énergétique dans les 20 à 30 ans à venir". 

Et la demande de pétrole et de carburants liquides va globalement continuer à augmenter, prévient PB. Sans surprise, le pétrolier mise sur "l’énorme croissance et prospérité de l’Inde et de la Chine" pour augmenter la demande d’énergie globale. BP pense que cette demande sera en partie satisfaite par les renouvelables, "qui compteront pour 40% de la croissance de la production d’énergie primaire", estime l’économiste de BP, mais aussi par une augmentation de la demande en pétrole et surtout en gaz naturel, qui viendrait en substitution du charbon. Rien de très nouveau.

15% de voitures électriques en 2040

En revanche, pour BP, l’essor des voitures électriques autonomes et du covoiturage ne va pas profondément changer la donne. Le pétrolier prévoit que les véhicule autonomes se généraliseront sur les routes autour de 2030 pour des usages partagés et que la plupart seront des véhicules électriques. Le nombre de voitures électriques atteindrait environ 15% du parc automobile en 2040. Mais compte tenu de l'intensité beaucoup plus élevée avec laquelle elles seront utilisées, elles représentent 30% des kilomètres parcourus par les voitures particulières. 

"Et même dans le cas extrême où en 2040 tous les gouvernements auraient banni la vente de véhicules thermiques, cela ne représenterait qu’une diminution de la demande de 10 millions de barils par jour, soit 10% de la demande", avance le chef économique de BP. Un scénario très conservateur. Bloomberg New Energy Finance (BNEF) table sur 33% de véhicule électrique sur la route en 2040. Et même Total dans son étude prospective anticipe que 32% de la flotte de véhicules particuliers sera électrique en 2040. Là où les deux pétroliers se rejoignent c’est sur le fait que ce sont les gains d’efficacité des moteurs qui auront le plus d’impact sur la baisse de la demande de pétrole pour les véhicules particulier.

Appel à un prix du carbone

Dans tous les cas, prévient BP, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les véhicules électrique ne vont pas suffire à réduire suffisamment les émissions de carbone pour respecter l’Accord de paris. "Elles vont continuer à croitre. Le véhicule électrique et les énergies renouvelable ne vont faire que les ralentir", prévient Spencer Dale, qui appelle à un prix du carbone "pour accélérer la mutation du charbon vers le gaz et les énergies renouvelables". L’analyste de PB n’avance pas de niveau de prix. Total lui pense que 40 dollars la tonnes de CO2 devrait suffire à changer la donne. Mais suggère de commencer à 20 dollars, pour ne pas effrayer les grands pays industriel comme l’Allemagne. Mais à 40 Dollars la tonnes, c’est trop peu pour pousser les innovation de ruptures qui permettrait de vraiment réduire les émissions de CO2, comme de passer à l’hydrogène vert produit par électrolyse, de généraliser le recyclage des plastiques, métaux et terres rares et de développer des batteries vertes. Là, le véhicule électrique deviendrait vraiment un "game changer". 

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