L'Usine Energie

Climat : New York pour oublier Copenhague

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le , mis à jour le 23/09/2014 À 17H32

[ACTUALISE] Le sommet sur le climat qui se tient, ce mardi 23 septembre, à New York à l’initiative de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, réunit une centaine de chefs d’Etat du monde entier. Objectif : susciter l’engagement des dirigeants pour faire progresser la lutte contre les changements climatiques et impliquer tout le monde. A commencer par les entreprises.

Climat : New York pour oublier Copenhague © DR

Actualisation à 17h30 : François Hollande annonce ce 23 septembre que la France contribuera à hauteur d'1 milliard de dollars au futur "Fonds vert" de l'ONU pour le climat, qui doit aider les pays vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter au réchauffement climatique.

300 000 personnes ont marché dans les rues de New York, à deux jours du sommet de l’ONU, pour exiger des mesures efficaces contre le réchauffement de la planète. En 2009, la conférence de Copenhague avait été un fiasco. Sous la pression de la Chine et des Etats-Unis, les deux plus gros pollueurs de la planète, aucune avancée sérieuse n’avait été enregistrée. Certains négociateurs présents dans la capitale danoise ont évoqué un syndrome dépressif post-Copenhague. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU a très mal vécu cet échec. C’est lui qui est à l’initiative du sommet extraordinaire de l’ONU qui se tient à New York, mardi 23 septembre.

Plus de 120 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus. Leur but : préparer la prochaine conférence de Paris (30 novembre - 11 décembre 2015) et donner un nouvel élan aux négociations internationales sur le réchauffement climatique, cinq ans après l’échec de Copenhague. Car il y a urgence. Au rythme actuel, l’humanité aura épuisé dans 30 ans son quota d’émissions de CO2. Au-delà, le réchauffement planétaire dépassera le seuil de 2°C d’ici à la fin du siècle. Le rapport annuel du Global Carbon Project (GCP) chiffre à 2,3% l’augmentation en 2013 des émissions de dioxyde de carbone. Elles devraient encore augmenter de 2,5% cette année.

Mettre les entreprises dans le jeu

"Cette fois, les politiques ne doivent pas intervenir après les experts mais en amont, en prenant des engagements et en donnant une ligne directrice qui permette de travailler efficacement, explique une source proche du gouvernement. Depuis la conférence danoise, un consensus s’est dégagé sur le fait que le problème est trop compliqué, qu’il faut le découper en petits morceaux. Sur la rénovation thermique, les forêts, les transports... Chaque pays doit donner son cadre. Indiquer, par exemple, des objectifs en matière d’énergies renouvelables et de transition énergétique." Reste que le climat concerne tout le monde, à commencer par les entreprises et notamment le secteur de l’industrie. Des initiatives regroupant Etats, villes, entreprises et ONG vont travailler ensemble pour arriver à mettre en place des solutions et à prendre des mesures dans les domaines de l’énergie, des transports et des milieux urbains, du financement, etc.

Dans ce domaine certaines entreprises ont pris les devants. Il y a quelques mois, GDF Suez a lancé l’émission d’une obligation verte (Green bond) de 2,5 milliards d’euros pour financer des projets dans les énergies renouvelables. En vue de la future conférence de Paris, Solutions COP 21 est une initiative lancée en juillet dernier pour valoriser les engagements et les solutions mises en place par les secteurs public (Ademe, Mairie de Paris, Inpi,…) et privés (GDF Suez, RexelSchneider ElectricSuez Environnement, Veolia,…).  Prochainement, une plateforme web sera opérationnelle pour présenter les technologies et les initiatives de ces entreprises. La prise de conscience doit aussi aider les Etats à avancer. Car il reste en effet beaucoup à faire. "Seuls 25 % des déchets dans le monde sont valorisés", rappelait en juillet dernier Amélie Rouvin, chef de projet développement durable chez Veolia.

Olivier Cognasse

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