Clémence pour Pierre Lévi, l'ancien patron de Faurecia

EXCLUSIF. Dans l'affaire de corruption du groupe Volkswagen, aucune sanction pénale n'est retenue contre l'ancien dirigeant de Faurecia, filiale de PSA-Peugeot-Citroën. Le tribunal de Francfort lui reproche cependant son manque de zèle.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Clémence pour Pierre Lévi, l'ancien patron de Faurecia
Mis en cause par la justice allemande à l'été 2006 pour corruption du constructeur automobile Volkswagen, Pierre Levi, alors patron de l'équipementier Faurecia, avait dû démissionner le 2 août 2006. Il avait été alors remplacé par Grégoire Olivier, puis par Yann Delabrière. Vendredi dernier, selon des informations exclusives recueillies par le journal l'Usine Nouvelle, à Francfort, Pierre Lévi s'est vu proposer une transaction par le parquet de Francfort.

Il a été condamné à une peine d'un an avec sursis et au versement d'une caution de 300 000 euros à des œuvres caritatives. La sentence peut être jugée clémente dans la mesure où aucune amende n'a été retenue au pénal contre l'ancien dirigeant de la filiale de PSA Peugeot Citroën. Le juge a en effet pris en compte le fait que les pratiques n'avaient pas été initiées par Pierre Levi, mais étaient antérieures à son entrée en fonction.

Le versement de pots de vin - pratique visée également dans l'affaire Siemens - était hérité de la société Sommer Allibert AG, rachetée en 2000 par Faurecia. Le juge francfortois a cependant retenu contre le dirigeant français le fait qu'il n'avait pas mis fin assez rapidement à ces pratiques dont il avait connaissance.

Une somme de 1,25 million d'euros aurait été versée sur cinq ans à Volkswagen, client qui constituait 30% du chiffre d'affaires de Faurecia. Certes, à l'heure où le parquet de Francfort a engagé la procédure, Pierre Levi avait déjà banni progressivement ces principes de son entreprise. Ce qui n'a pas empêché les charges retenues contre lui qui ont conduit à sa démission à l'automne dernier.

A la suite de l'affaire, d'autres équipementiers bavarois avaient fait eux aussi l'objet d'une procédure. Pierre Levi est cependant le seul aujourd'hui à se voir proposer une transaction.

De notre correspondante en Allemagne, Marie Luginsland

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS