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L'Usine de l'Energie

Cleantech, l'envol difficile des start-up françaises 

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Document Le 4e Observatoire des start-up françaises des cleantech a été présenté mardi 3 mars. Le développement des ces entreprises est difficile, mais le taux de mortalité est relativement faible.

Cleantech, l'envol difficile des start-up françaises © Fo@d - Flickr - C.C.

718 start-up françaises spécialisées dans les cleantech sont recensées, dont 593 ont été créés depuis 2008. 14 % ont cessé leur activité après radiation et liquidation. Un chiffre modéré pour des activités à risques. Le 4e Observatoire des start-up françaises des cleantech édité par GreenUnivers (voir ci-dessous), média spécialisé dans l’information économique et financière sur les marchés de l’environnement (1), traduit la prédominance de l’énergie. Les énergies renouvelables (EnR) arrivent en tête, avec 21 % des entreprises, devant l’efficacité énergétique (20 %) et le transport (16 %). Toutefois, en comparant les chiffres de cette étude avec l’Observatoire de 2011, la part de l’énergie a été divisée par deux (42 à 21 %), alors que celle de l’efficacité énergétique est stable et le transport en gros progrès (de 10 à 16 %). "On est dans un pays où le mix énergétique, c’est le nucléaire et... le nucléaire. C’est le pays le plus difficile pour faire des EnR", se plaint Eric Scotto, président de la start-up Akuo Energy. Géographiquement, pas de surprise : l’Ile-de-France concentre 35 % des start-up, Rhône-Alpes, 15 % et PACA, 11 %.

Cet observatoire a interrogé spécifiquement 117 entreprises en février 2015. Près de la moitié d’entre elles (47 %) réalisent moins de 100 000 euros de chiffre d’affaires. 17 % dépassent 500 000 euros. Les deux tiers ont embauché moins de 5 salariés et seules 4 % de ces start-up ont embauché plus de 10 personnes. "Le chiffre d’affaires de ces start-up est inquiétant. En France, on est fort pour aider les entreprises à se créer, mais on freine leur développement", regrette Stéphanie Savel, présidente de DDIF, réseau de business angels (particuliers qui investissent dans une entreprise innovante).

Un financement public encore vital

Ces spécialistes de l’environnement s’appuient beaucoup sur les pôles de compétitivité (62 %), les incubateurs (40 %) et les clusters (20 %). Ils sont aussi très innovants. Quatre start-up sur dix ont déposé au moins un brevet. Par contre, "un résultat alarmant est la forte diminution de la coopération entre les start-up et les PME (de 62 à 32 % entre 2013 à 2014), s’inquiète Stéphanie Savel. Il faut pousser ces entreprises. Ce sont elles qui feront la transition énergétique". Le financement reste le nerf de la guerre. Les levées de fonds ont été réalisées par 46 % des entreprises interrogées en 2014 et 73 % d’entre elles envisagent de le faire cette année. 5 % des stat-up interrogées prévoient une entrée en Bourse en 2015 ou 2016, 19 % prévoient de faire appel au crowdfunding (financement participatif) et... 72 % ont obtenu un financement public en 2014. Pour ces start-up, 2015 est une année cruciale. Elles attendent beaucoup de la COP 21. Une vitrine pour l’avenir.

Olivier Cognasse

(1) En partenariat avec KIC InnoEnergy, Demeter Partners, Emertec et DDIF

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