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[Classement] Qui sont les 100 premiers sous-traitants français ?

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En 2015, la croissance s’est installée. La plupart des champions présents dans ce classement affichent un chiffre d’affaires en hausse. Plastic Omnium, Saint Jean, MGI Coutier et les fournisseurs automobiles profitent toujours de la reprise du secteur.

[Classement] Qui sont les 100 premiers sous-traitants français ?
Plastic Omnium, n°1 du classement

 

 

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1er - Plastic Omnium : coup d'éclat

Le champion de notre classement a démarré l’année 2016 en fanfare avec l’annonce, de l’acquisition de l’activité Automotive Exteriors de Faurecia pour 665 millions d’euros, qui devait le faire entrer dans le Top 25 des équipementiers mondiaux. Finalisée en juillet après un gros coup de rabot de la Commission européenne, l’opération reste majeure. Elle apporte à Plastic Omnium 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 15 sites et 5 500 salariés qui fabriquent pare-chocs, ailes et hayons. Surtout, l’entreprise se renforce en Allemagne, « où Plastic Omnium n’était pas présent dans la production de systèmes extérieurs de carrosserie », et « crée de nouveaux liens avec les clients Audi, Mercedes et Ford », s’est félicité le groupe. Au premier semestre 2016, le groupe avait déjà connu une forte croissance de 11 % de ses ventes, portée par l’Europe et par l’Asie, avec une marge opérationnelle atteignant un niveau historique de 10,1 %. Il a encore accéléré au troisième trimestre avec un bond de 13,4 % de ses ventes à périmètre constant, soutenues par la forte demande en systèmes SCR de dépollution du diesel. L’intégration de l’activité de Faurecia lui permettra d’atteindre un chiffre d’affaires total d’environ 7,5 milliards d’euros. Engagé dans un programme d’investissement de 2 milliards d’euros sur la période 2016-2020, le groupe construit quatre usines (deux au Mexique, une en Chine et une en Inde) après en avoir mis deux en service en Angleterre et au Mexique. Il a en revanche fermé à la fin de l’été son usine de Laval (Mayenne). Son actionnaire majoritaire, la famille Burelle, a renforcé son contrôle à hauteur de 57 % à travers un rachat d’actions par l’entreprise, qui les a annulées fin mars. Pas question de changer de patron ni de stratégie quand tout marche pour le mieux. 

2ème- Hutchinson : La diversification comme leitmotiv

Rares sont les entreprises qui savent tirer leur force d’une grande diversification. Hutchinson est de celles-là. Le français, filiale du groupe Total, propose une vaste gamme de solutions fondées sur l’utilisation du caoutchouc. Des produits de grande série et à longue durée de vie, comme les joints d’étanchéité pour l’automobile, jusqu’aux pièces quasiment uniques (supports de la fusée Ariane), en passant par une multitude de produits de niche, comme les courroies pour appareils électroménagers, les boules de loto et même les rondelles pour bocaux. Ce goût pour la diversification a été intégré au nouveau système de production, le Hutchinson Excellence System. « Toutes nos usines sont multiproduits et multisecteurs. Cela permet un meilleur partage des coûts fixes car, qu’elles travaillent pour l’aéronautique ou pour l’automobile, les machines sont les mêmes », affirme Thierry du Granrut, le directeur de la stratégie d’Hutchinson. Ces dernières années, le groupe s’est lancé dans la mise en forme des matériaux composites, via plusieurs rachats (l’allemand Kaefer, le canadien Marquez Transtech et le français Composite Industrie). Enfin, l’un des symboles de cette diversification est l’ouverture du 507 Fab House, inauguré en janvier 2016. Installé dans les locaux historiques de l’entreprise – une ancienne usine à papier dans laquelle le fondateur, Hiram Hutchinson, a démarré son activité – à Châlette-sur-Loing (Loiret), il constitue la nouvelle vitrine du groupe. « Ce lieu ne sert pas seulement à recevoir les clients, il a été pensé comme un espace de créativité, où l’on cultive l’esprit start-up pour que nos équipes puissent se réunir et échanger », assure Jacques Maigné, le PDG d’Hutchinson. 

15ème - Plastivaloire : à la conquête de l'Amérique

Le fabricant de pièces plastiques implanté à Langeais (Indre-et-Loire) frôlait les pertes il y a trois ans. Il a bien redressé la barre. Son chiffre d’affaires a progressé de 14 % en 2015 pour s’élever à 478 millions d’euros. Une croissance qui devrait se poursuivre en 2016. Le plasturgiste a plus que doublé son bénéfice net au cours du premier semestre. Une progression due en partie à ses dernières acquisitions, notamment celle du sous-traitant allemand Karl Hess, qui lui a permis de capter de nouveaux clients comme Audi, Mercedes et BMW. Il a rempli son carnet de nouvelles commandes dans l’industrie automobile premium allemande, conformément à sa stratégie de montée en gamme. Le secteur automobile représente 82 % de l’activité du groupe. Le sous-traitant produit pour Valeo, Faurecia, mais aussi et de plus en plus pour les constructeurs. « Nous voulons nous inscrire entre les rangs 2 et 1, on peut dire 1,5 », plaisante Patrick Findeling, le PDG du groupe. Plastivaloire ne s’arrête pas là et continue sa recherche de nouveaux clients pour éviter d’être trop dépendant des constructeurs français. Il est en train de s’installer dans une usine au Mexique, à San Luis Potosí. L’État de San Luis Potosí, où se situe la ville du même nom, regroupe de nombreux constructeurs comme Chrysler, Ford, General Motors et Volkswagen. Un moyen pour le plasturgiste français de conquérir le marché américain, qui est sa priorité numéro un, avant l’Asie. Les premières productions mexicaines devraient commencer en décembre. En plus de l’automobile, Plastivaloire peut compter sur la bonne santé de ses autres activités, dont la part a augmenté de 50 % en 2015. Notamment la production de pièces pour les compteurs électriques. 

22ème - Groupe Lacroix : le flair pour les secteurs porteurs

Il y a quelques mois, Lacroix Electronics, la filiale du groupe nantais Lacroix, recevait le label Vitrine de l’industrie du futur. « Nous sommes très heureux. Des douze entreprises qui ont reçu le label, nous sommes le seul sous-traitant », se félicite Stéphane Klajzyngier, le directeur de Lacroix Electronics. Le spécialiste des sous-ensembles électroniques, qui compte parmi ses clients Bosch, Valeo et Thales, a d’autres raisons d’être fier. Il affiche un chiffre d’affaires 2015 de 280 millions d’euros, en croissance de 27 %. 2016 suit la même voie. « Par rapport à nos concurrents qui ont tendance à racheter des entreprises pour acquérir des savoir-faire, notre croissance est purement organique. Ce qui nous permet d’avoir une stratégie intégrée et de reproduire les mêmes process sur l’ensemble de nos sites. » Le sous-traitant est implanté à Saint-Pierre-Montlimart (Maine-et-Loire), mais aussi en Allemagne, en Pologne et en Tunisie. L’automobile, son secteur historique, représente 45 % de son activité. « Le passage aux LED pour l’éclairage automobile nous a été très bénéfique », précise le directeur. Lacroix Electronics a su se tourner vers de nouveaux secteurs porteurs : les objets connectés via la domotique et le médical, qui constituent respectivement 26 % et 3 % de son chiffre d’affaires. En 2008, le spécialiste des sous-ensembles électroniques a su détecter les marchés qui ont résisté. « Nous avons été peu touchés par la crise grâce à la diversité de nos clients, et notamment grâce aux secteurs pétrolier et aéronautique. » Pour les années à venir, Lacroix compte sur « une croissance profitable, sans faire d’emballement ». Le sous-traitant prépare son plan « Ambition 2020 », qu’il dévoilera dans les prochains mois. 

23ÈME- GROUPE FIGEAC AERO : LOW COST PAYANT

L’excellente santé du sous-traitant aéronautique, qui a vu son chiffre d’affaires croître de 23 % cette année, s’explique en partie par la multiplication de sites industriels en zones dites low cost ou best cost : en Tunisie, au Maroc, au Mexique et bientôt en Russie. Ces sites permettent en outre à Figeac de se rapprocher de ses nouveaux clients, comme le brésilien Embraer. Jean-Claude Maillard, le PDG de l’ETI, estime que le low cost représentera entre 35 et 40 % du chiffre d’affaires en 2020. Cette stratégie n’empêche pas le fabricant de grandes pièces de structure d’investir dans son outil de production en France. À Figeac (Lot), son site historique a bénéficié d’une rénovation à 37 millions d’euros pour devenir très automatisé. Haute technologie dans l’Hexagone et production de pièces simples en zones low cost. Le tandem semble fonctionner. 

27ÈME- COOPER STANDARD : LE GRAND DÉMÉNAGEMENT

Le sous-traitant automobile Cooper Standard réorganise ses trois usines françaises. En 2017 chaque site sera spécialisé : systèmes antivibrations pour Rennes, étanchéité pour Vitré (Ille-et-Vilaine) et transformation du caoutchouc pour Lillebonne (Seine-Maritime). Un investissement de près de 62 millions d’euros, dont 15 millions pour les machines et 13 millions pour les nouveaux bâtiments. Une partie de l’usine de Rennes sera détruite. Un seul bâtiment sera conservé, l’usine passant de 90 000 à 19 000 mètres carrés. Cette transformation a contraint l’équipementier à se séparer de 61 salariés à Rennes et d’en transférer progressivement 203 à Vitré, qui regroupera en 2017 870 salariés. Le but de sa réorganisation est d’améliorer la compétitivité de ses usines, mais aussi d’opérer sa transition vers l’usine 4.0. 

29ème - Groupe Saint Jean Industries : le rebond

L’ETI spécialiste des jantes, des liaisons au sol et des culasses renoue avec une croissance à deux chiffres après une période difficile. La crise de 2009 avait frappé de plein fouet Saint Jean, tout comme l’ensemble du secteur automobile. L’entreprise de Saint-Jean-d’Ardières (Rhône) a aussi dû se relever d’un incendie sur son site de Heber Springs (États-Unis) en 2012. Le chiffre d’affaires devrait atteindre un record en 2016, à 320 millions d’euros, soit + 70 % en trois ans, grâce à de grosses prises de commandes, notamment chez FCA, et grâce au redressement de la Fonderie du Poitou Aluminium, reprise en 2012.

35ème Delfingen : un troisième site au Maroc

Le fabricant de gaines en plastique a inauguré en octobre un nouveau site de production à Tanger, où il emploie déjà une centaine de salariés. Un investissement d’environ 2 millions d’euros. C’est la troisième usine que le sous-traitant ouvre au Maroc. Delfingen produit en grande partie pour le secteur automobile et sa nouvelle installation le rapproche un peu plus de ses donneurs d’ordres. Tanger est considéré comme le hub du secteur. Le but est de proposer une prestation juste-à-temps « du dernier kilomètre ». La crise qui avait affecté le sous-traitant est loin. Son chiffre d’affaires s’élève à 172 millions d’euros et a plus que doublé depuis 2009. 

49ème - Agrati France : investissements à La Bridoire

Le site de La Bridoire (Savoie) du fabricant de pièces métalliques Agrati va bénéficier d’un investissement de 17,4 millions d’euros. Le nouveau bâtiment de l’usine spécialisée dans les vis pour le secteur automobile devrait être inauguré en avril 2017. Il accueillera les lignes de traitement thermique et de surface. Le chiffre d’affaires d’Agrati La Bridoire a crû de 50 % en 2015, bénéficiant de la reprise du secteur automobile. En 2015, le sous-traitant italien avait déjà investi 2,8 millions d’euros sur son site savoyard pour construire une plate-forme logistique. 

65ème - Electropoli Group : virage vers l'aéro 

Le spécialiste des traitements de surface met en avant sa connaissance du secteur automobile et son respect des délais pour séduire de nouveaux clients de la défense et de l’aéronautique. Le groupe implanté à Isigny-le-Buat (Manche) a participé pour la première fois au salon aéronautique de Farnborough (Royaume-Uni) en juillet, comme dix autres sous-traitants normands. Il est déjà en discussion rapprochée avec Zodiac et Safran et espère capter des clients étrangers. Le sous-traitant a investi dans une cabine de peinture liquide répondant aux exigences de l’aéronautique pour son usine normande. 

69ème - Baud Industries - Vers l'usine du futur

Le décolleteur haut-savoyard a investi 1,2 million d’euros dans une cellule robotisée entièrement autonome sur son site de Vougy (Haute-Savoie). Les temps de production ont été optimisés et la qualité des pièces améliorée. Le sous-traitant a pu attirer l’un des plus gros horlogers suisses. Le groupe compte implanter 30 à 40 machines similaires sur l’ensemble de ses neuf sites. Au total, 15 millions d’euros vont être investis sur deux ans. Pour le moment, la cellule robotisée ne produit que des pièces d’horlogerie, mais Baud prévoit de l’utiliser pour fabriquer des pièces pour l’aéronautique, marché visé par le groupe. Baud Industries emploie 500 salariés. 

80ème - Trocino : nouveaux relais de croissance 

Pour aller chercher 2 % de hausse de son chiffre d’affaires en 2015, Tronico a dû trouver de nouveaux relais de croissance. « Notre activité a été affectée par l’effondrement du secteur pétrolier », explique Patrick ­Collet, le PDG du fabricant de composants électroniques situé à Saint-Philbert-de-Bouaine (Vendée). Le sous-traitant mise sur la conception. Il a ouvert un bureau d’études en 2009, qui emploie 50 personnes. « La conception représente aujourd’hui 5 % de notre chiffre d’affaires, précise le PDG. C’est une autre façon de rentrer des commandes. » Cette nouvelle activité permet à Tronico de participer à des programmes prestigieux, car peu de sous-traitants électroniques ont passé le cap de la conception. En avril, il a remporté un contrat dans le cadre du projet de dirigeable stratosphérique Stratobus de Thales Alenia Space. Il réalisera les convertisseurs de puissance et le câblage de l’aéronef. L’entreprise parie aussi sur sa filiale marocaine créée en 2004 à Tanger. Elle a obtenu en 2015 la certification Nadcap, sésame des sous-traitants aéronautiques pour participer aux nouveaux programmes. « Cela nous a ouvert les portes à l’export, estime Patrick Collet. Le Maroc est devenu une zone clé du secteur ­aéronautique. Il y a Bombardier, Zodiac, Thales… Boeing est en train de s’y installer. » 

89ème - Dedienne Multiplasturgy : A la conquête de l'Ouest

Le spécialiste des pièces et sous-ensembles en plastique technique et composites accélère son développement international. Après la Roumanie, l’Allemagne et le Royaume-Uni, l’ETI de Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure) s’installe outre-Atlantique. Elle a racheté en février 2016 la société Met Plastics installée à Chicago (États-Unis), qui travaille principalement pour les secteurs aéronautique et médical. Cette opération est la première étape d’un développement sur le continent nord-américain, promet l’entreprise normande de 440 salariés. Elle espère renforcer ses positions sur le secteur aéronautique, notamment sur les marchés de Boeing, avec pour objectif de doubler la part de son activité internationale d’ici à 2020.

98ème - Gardner Aerospace : modernisation des sites ariégeois

Les usines de Mazères et de Bélesta du groupe britannique Gardner Aerospace ont bénéficié d’un investissement de 5 millions d’euros entre 2014 et 2016. Le sous-traitant aéronautique avait acquis les deux sites ariégeois lors du rachat du groupe français Airia, en 2012. Gardner avait décidé de les spécialiser : usinage de pièces de grande dimension dans des métaux durs pour Bélesta et fabrication de pièces en tôlerie et chaudronnerie pour Mazères. Une stratégie qui a payé puisque les sites français de Gardner Aerospace affichent un chiffre d’affaires de 44 millions d’euros, en croissance de 12 %. L’activité a également été portée par la montée en cadence des grands programmes d’Airbus, notamment de l’A 350. 

 

68,7  C’est, en milliards d’euros, le chiffre d’affaires cumulé des entreprises de la sous-traitance industrielle en 2015.
  • Il est en augmentation de 3,08 % par rapport à 2014.
  • Ce chiffre correspond à l’activité de 30 574 entreprises employant 492 667 salariés.
  • La part des exportations pour les entreprises de plus de 20 salariés a représenté 28,4 % en

Méthodologie

Ce classement a été établi selon le chiffre d’affaires réalisé sur le marché de la sous-traitance.

Certifications

  • AU L’entreprise dispose d’une certification automobile.
  • AE L’entreprise dispose d’une certification aéronautique ou armement ou nucléaire.
  • ISO 9 Certification ISO 9001.
  • ISO 14 Certification ISO 14001.
  • AQ L’entreprise est structurée pour assurer la qualité.

Prestations

  • JAT Juste-à-temps
  • R & D Recherche et développement
  • BE Bureau d’études
  • EN Ensemblier
  • EDI échanges de données informatisés

Autre sigle

  • NC Non communiqué

 

 

 

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