Classement des équipementiers aéronautiques : Rolls-Royce arrive en tête

Pour cette nouvelle édition du salon du Bourget, le cabinet Roland Berger et L’Usine Nouvelle vous dévoilent le classement des plus grands équipementiers mondiaux. Les géants bien connus côtoient des acteurs inattendus.

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Classement des équipementiers aéronautiques : Rolls-Royce arrive en tête

Et le gagnant est… Rolls-Royce ! En quatrième position lors de la précédente édition du classement exclusif des principaux équipementiers, proposé par "L’Usine Nouvelle" et le cabinet de stratégie Roland Berger, le motoriste arrive cette année en tête. Une performance qui s’explique par de solides résultats financiers, indicateurs privilégiés par ce classement (voir méthodologie). Si le reste du Top 10 laisse la part belle aux géants du secteur bien connus (UTC, Honeywell, L-3, Raytheon…), notamment les américains, qui trustent sept des dix places, d’autres noms sont plus surprenants.

Parmi eux : Transdigm. Cet équipementier arrive en première position en termes de progression chiffre d’affaires et de résultat opérationnel. "Cette entreprise américaine a procédé à de nombreuses acquisitions depuis 2007, décrypte Massi Begous, associé chez Roland Berger et l’un des auteurs du classement. Sa capitalisation boursière est passée de 2 à 12 milliards de dollars en moins de dix ans. Ce groupe a un modèle équivalent de celui de Zodiac."

Les acteurs des pays émergents encore peu présents

Autre surprise de ce classement : GKN, un groupe britannique au chiffre d’affaires de près de 11 milliards de dollars, qui réalise notamment les ailes des Airbus au Royaume-Uni. "Ce groupe a été créé en 1759, précise Mathias de Dampierre, consultant senior chez Roland Berger. Il s’est recentré depuis 1991 dans les matériaux composites et la métallurgie des poudres dédiés à l’aéronautique, la défense et l’automobile. Il s'est vu décerné le prix de "Best performer supplier" par Airbus en 2014". Au 11ème rang l’an dernier, GKN atteint en 2015 la 8ème place du classement.

Les équipementiers issus des pays émergents restent peu présents dans ce classement. Seules huit entreprises les représentent, chinoises pour plus de la moitié. "Ce chiffre est relativement faible, commente Massis Begous. On ne peut donc parler de tendance lourde. Mais il faut garder à l’esprit que certains pays manquent de transparence et l’absence d’informations financières sur les entreprises ne nous permet pas de les faire apparaître dans ce classement."

Dans l’ensemble, le phénomène de concentration paraît moins intense que prévu, dans un secteur où l’on cherche plus que jamais la profitabilité en pleine montée en cadence de la production. En 2013, 62 entreprises dépassaient 1 milliard de dollars de chiffre d’affaire. En 2015, elles sont 69. Une augmentation certes, mais mesurée.

Olivier James

La méthodologie
Le classement des équipementiers aéronautiques les plus performants est réalisé par le cabinet Roland Berger pour « L’Usine Nouvelle ». Il intègre des entreprises réalisant plus de 300 millions de dollars de chiffre d’affaires. Trois critères les départagent : le résultat opérationnel (Ebit), la croissance annuelle du chiffre d’affaires et la rentabilité des capitaux employés (Roce). Ces trois paramètres sont pondérés avec des coefficients de 1 pour l’Ebit, de 0,75 pour le chiffre d’affaires et de 0,5 pour le Roce. Afin d’éviter une trop grande distorsion liée à la taille, le résultat est multiplié par un coefficient prenant en compte le niveau de chiffre d’affaires selon le barème suivant : coefficient 10 pour un chiffre d’affaires supérieur à 10 milliards d’euros, 2 au-dessus de 2 milliards d’euros, 1 au-dessus de 500 millions d’euros et 0,5 au-dessous. Les informations sont considérées au niveau du groupe et sur une période de neuf à dix ans. Ne sont pas prises en compte dans le classement les entreprises à dominante plate-formiste (et leurs filiales) telles que EADS, Textron ou Boeing… ni les fournisseurs de matières premières ou, sauf exception, les sociétés pour lesquelles l’aéronautique-défense est considérée comme une activité marginale. Enfin, les groupes dont les comptes ne sont pas formellement publiés n’ont pas été intégrés. . A noter : certains groupes pourtant performants, en particulier Safran et Finmeccanica, baissent dans le classement en raison des effets de normes et des taux de change.

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