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Clash au cœur de l’appareil du Medef

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Jean-Charles Simon, co-directeur général du Medef au côté d’Héléne Molinari, a démissionné hier suite à une réunion houleuse des directeurs de l’organisation. Après les contestations externes c’est désormais le cœur de l’appareil Medef qui tangue.

Clash au cœur de l’appareil du Medef

Mardi 5 janvier, le co-directeur général délégué du Medef, Jean-Charles Simon, en poste depuis septembre 2008, a démissionné et exprimé son désir de quitter sur le champ la maison sans effectuer son préavis. Selon le communiqué du Medef cette décision est intervenue à la suite d’une réunion des directeurs où Jean-Charles Simon a «mené un incident spectaculaire». La nature et l’objet de l’incident ne sont pas connus, mais ce départ fragilise une organisation qui n’en avait pas besoin, mettant à jour des divergences qui ont désormais gagné le cœur de l’appareil.

A la fin de l’année, la contestation émanaient des fédérations adhérentes qui ne se sentent pas forcément bien représentés par un Medef que certains jugent « bunkérisé dans son avenue Bosquet et pas assez en prise avec les problématiques des chefs d’entreprises». En décembre l’Ania, association de l’agro-alimentaire (première industrie de main d’œuvre en France) a quitté l’organisation patronale. De son côté la puissante UIMM, a exprimé par la voix de son délégué général Jean- François Pilliard, le désir de mener lors de sa convention de mars un débat sur « le rôle, les missions, le fonctionnement du MEDEF ».

A 6 mois du congrès du Medef où le président doit être élu, ces événements fragilisent la position de Laurence Parisot, candidate à sa propre succession. Ce même 5 janvier, Thibault Lanxade, jeune quadra patron de la société financière Aqoba et membre de la commission jeunes générations du Medef s’était fendu d’une tribune dans les Echos. Il y appelait à la tenue d’un débat ouvert sur les positions du Medef mené par une personnalité « à la stature reconnue et qui s’engagerait à ne pas avoir d’ambitions aux prochaines élections »  pour ne pas polluer le débat par des enjeux de personne. Cette idée d’un débat transparent sur les positions de la première organisation patronale via des « primaires de challengers » avait été rejetée en septembre par Laurence Parisot. Par ailleurs, l'assemblée générale, qui rassemble 600 adhérents du Medef et qui devait avoir lieu en janvier, a été annulée. Officiellement pour des raisons budgétaires. Une occasion manquée d'un débat ?

Jean-Charles Simon est un proche de Denis Kessler (président de la Scor), et ancien directeur de l’Afep (Association française des entreprises privées) qui rassemble les principales sociétés du CAC 40. Dans un entretien à Challenges ce 6 Janvier, Jean-Charles Simon motive sa décision par un « problème de management, un manque de professionnalisme de l’organisation et de moyens pour mener ses actions sur le terrain du social, du juridique, de l’économie, de l’environnement et de l’international ».

Certaines fédérations, comme l’Ania, semblent abonder dans son sens accusant le Medef d’un déficit d’expertise technique au profit d’un engagement sur des sujets de société. Au Medef, la crise est installée et désormais en haut lieu. 

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