Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Cinquante ans après Apollo 11, quels sont les principaux projets de missions vers la Lune ?

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Images Le premier pas de l'homme sur la Lune, c'était il y a 50 ans. En 2019, on parle d'y retourner, d'explorer ses contrées cachées voire de la coloniser. Quelles sont les principales missions lunaires dans les tiroirs ? Qui sont les acteurs phares de cette nouvelle course vers l'espace ? Après les heures de gloire du programme Apollo, les États-Unis et la Russie ne sont plus les seuls à investir. À l'ère du new space, entreprises privées et pays outsiders mettent le cap vers notre satellite.

Cinquante ans après Apollo 11, quels sont les principaux projets de missions vers la Lune ?
Plusieurs pays et entreprises s'intéressent à la Lune, cinquante ans après la mission Apollo 11.
© RegoLight, visualisation: Liquifer Systems Group, 2018

La NASA voulait retourner sur la Lune en 2028. En mars 2019, le président américain a accéléré la cadence. Donald Trump a exigé à l’agence spatiale américaine d’envoyer des astronautes sur le satellite d’ici 2024. Mardi 26 mars, dans un discours très sévère à l’égard de la NASA, le vice-président américain a justifié l’urgence de la mission. “[2028] ne suffit pas. Nous valons mieux que cela. Cela nous a pris huit ans pour aller sur la Lune la première fois, il y a cinquante ans, alors que nous ne l'avions jamais fait. Cela ne devrait pas nous prendre 11 ans pour y retourner", avait déclaré Mike Pence.

La dernière mission habitée sur la Lune remonte à 1972 et à la fin du programme Apollo. Cinquante ans après le premier pas de l’Homme sur la Lune, la course vers l’espace est à nouveau engagée entre les États et les entreprises. C’est l’occasion de faire un état des lieux sur les principaux projets en cours.

(Donald Trump, au centre, lors de la signature de la "Presidential Space Directive - 1" qui a défini en 2017 le souhaite du président de retourner sur la Lune. Crédit : NASA/Aubrey Gemignani)

Le retour des Américains sur la Lune

Officiellement, les États-Unis souhaitent envoyer un homme et une première femme sur la Lune pour 2024. La NASA va-t-elle tenir le calendrier ? De nombreuses difficultés apparaissent au fil des semaines.

Quelle fusée ? La NASA souhaitait développer sa propre fusée pour atteindre le satellite : le lanceur lourd SLS (Space Launch System). Alors qu’il devait être prêt pour une première mission en juin 2020, la NASA a rapporté en mars des retards de développement. Pour ne pas retarder le retour sur la Lune, l’agence pourrait donc opter pour des fusées d’entreprises privées : la Falcon Heavy de SpaceX ou le Delta IV Heavy d’United Lauch Alliance.

Quelle capsule ? La capsule Orion doit être celle utilisée pour les missions d’exploration de la NASA dès 2020. Elle servira à transporter les astronautes entre la Terre et la future station en orbite de la Lune : la future Lunar Orbital Platform-Gateway. Elle est toujours en développement mais aucun retard n’a encore été annoncé à son sujet. Le module de commande d’Orion est développé par l’Américain Lockheed Martin tandis que le module de service (qui assure la propulsion et l’énergie) est construit par Airbus Defence and Space pour le compte de l’ESA.

(La capsule Orion au Kennedy Space Center en Floride. Crédit : Airbus Defence and Space)

Quel alunisseur ? Le module qui transportera les astronautes de la Lunar Orbital Platform-Gateway à la Lune n’est pas encore connu. La NASA devrait prochainement publier des appels d’offres pour faire appel à des acteurs privés. Certains se sont déjà positionnés sur ce créneau. Le 9 mai, Blue Origin a présenté un prototype d’alunisseur mais il n’est étrangement pas prévu pour embarquer des êtres humains. Lockheed Martin a présenté quant à lui en avril un projet capable de transporter des astronautes entre la station lunaire et la surface du satellite.

(Le prototype d'alunisseur présente par Blue Origin le 9 mai. Crédit : Blue Origin)

Une future base lunaire

À la façon de la Station spatiale internationale (ISS), la NASA souhaite placer une base permanente en orbite lunaire pour faciliter les missions sur le satellite. Baptisée Lunar Orbital Platform-Gateway, la station ne sera pas habitée toute l’année mais devra accueillir des astronaute au moins une fois par an. Son assemblage est prévu dès 2022 mais l’état d’avancement est plus flou étant donné que des entreprises comme Boeing ont continué de proposer des prototypes en mai.

(Le prototype de station lunaire proposé par Boeing à la NASA. Crédit : Boeing)

L’idée d’une base sur la surface de la lune fait également du chemin. Un temps envisagé par l’administration américaine, le projet semble avoir été éclipsé par la future station Gateway. D’autres agences réfléchissent tout de même à un village lunaire. La plupart des projets mettent en valeur l’exploitation des ressources du satellite. L’eau glacée découverte en 2009 sur la Lune permettrait par exemple de fabriquer du carburant pour des missions d’exploration spatiale. La poussière présente sur place pourrait également constituer une matière première pour des habitats imprimés en 3D même si ces idées restent à l’état de la recherche.

En 2015, le directeur général de l’ESA, Johann-Dietrich Woerner avait lancé l’idée au Congrès international d’astronautique (IAC) à Jérusalem (Israël). Une collaboration entre la NASA, l’ESA, l’agence spatiale russe Roscosmos et l’agence spatiale chinoise CNSA (China National Space Administration) était alors sur la table. En janvier 2019, la CNSA a confirmé qu’elle gardait en tête l’idée d’un village lunaire mais sans préciser la nature des partenariats entre les différents pays.

L’Europe modeste dans la course des États vers la Lune

Plusieurs pays travaillent à des missions scientifiques et veulent rejoindre la liste des États qui ont réussi à poser une sonde sur la Lune. Seulement trois ont réussi cet exploit : la Russie en 1959, les États-Unis en 1966 puis la Chine en 2013.

Israël a tenté en avril de devenir la quatrième nation à poser un appareil sur la Lune mais en vain. La sonde Beresheet s’est effectivement écrasée le 11 avril après sept semaines de voyage. La mission devait également être à la première initiative privée de la sorte. Le premier ministre du pays, Benjamin Netanyahu, envisage de développer un programme spatial national.

(Une des dernières images de la sonde Beresheet avant qu'elle ne s'écrase sur la lune, le jeudi 11 avril. Crédit : SpaceIL)

En juillet 2019, l’Inde souhaite réussir son premier alunissage avec la mission Chandrayaan-2 dont le lancement est prévu en juillet 2019. Le Japon est également dans la course avec l’atterrisseur SLIM prévu pour 2020-2021.

En parallèle, les leaders du spatial n’arrêtent pas leurs projets. Le robot Chang’e-4 de la Chine, posé début janvier sur le satellite, continue d’explorer la face cachée de la Lune. Une autre sonde lunaire, Chang’e-5, doit être lancée en décembre 2019 dans l’espoir de ramener des échantillons de roche lunaire. Des sondes Chang'e-6 et Chang'e-7 doivent suivre, notamment pour étudier la faisabilité de bâtiments imprimés en 3D sur place. Des projets qui font de la Chine l'un des pays les plus ambitieux dans l'exploration lunaire.

(Une image de la face cachée de la Lune prise par la sonde spatiale chinoise Chang'e-4. Crédit : Qiuqiuziziz / CNSA / CC BY-SA 4.0)

Les ambitions spatiales de l’Europe se sont montrées plus modestes. En janvier 2019, l’Agence spatiale européenne (ESA) a signé un contrat avec ArianeGroup pour étudier la possibilité de poser un atterrisseur sur la Lune d’ici… 2025.

Un premier touriste vers la Lune en 2023

Restent enfin, les projets spatiaux touristiques portés par les entreprises. Un peu plus fous, certains d’entre eux ont connu des retards considérables. SpaceX est l’un des leaders du secteur. En septembre 2018, l’entreprise américaine avait dévoilé le nom de son premier client privé pour faire le tour de la Lune à bord du futur lanceur BFR (Big Falcon Rocket). Le premier voyage d’une semaine est toujours prévu pour 2023.

(Le milliardaire japonais Yusaku Maezawa sera le premier client privé de SpaceX pour un voyage vers la Lune. Crédit : SpaceX / YouTube)

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

15/05/2019 - 17h48 -

Apparemment ces projets ne seront pas prêts avant une vingtaine d'années, cela laissera peut-être à l'Europe qui n'existe pas de se rendre compte qu'elle le devrait, et de prendre conscience de son retard financier, politique, et technologique, si elle ne veut pas disparaitre.
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle