Cinq chiffres à retenir des résultats d’Areva

Les résultats 2015 d’Areva sont difficiles à lire tant le périmètre du groupe va être modifié en 2016 avec la réorganisation de la filière nucléaire française. Quelques indicateurs sont toutefois à suivre.

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Cinq chiffres à retenir des résultats d’Areva

Ce vendredi 26 février, avec 24 heures de retard, Areva a publié ses très attendus résultats 2015. Ce sont les derniers de la société dans sa forme actuelle. En 2016, la société, créée en 2001 de la fusion de la Cogéma, de Framatome et de CEA Industrie, entamera le découplage d’Areva NP en charge de la maintenance et de la construction des réacteurs nucléaires, qui rejoindra le giron d’EDF.

Voici les cinq chiffres à retenir de cette dernière année de l’Areva intégré :

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C’est le nombre d’années depuis laquelle Areva est en perte. Le dernier résultat positif date de l’année 2010 avec 883 millions d’euros de bénéfice. Depuis les premières dépréciations de l’affaire Uramin et la catastrophe de Fukushima en mars 2011, le groupe ne parvient plus à renouer avec les bénéfices. Le point bas sera atteint en 2014 avec 4,9 milliards d’euros de pertes. En 2015, les pertes d’établissent à 2 milliards. Pour 2016, la direction ne donne pas de guidance de son résultat et se concentre uniquement sur le cash-flow libre.

C’est, en milliards d’euros, le montant total des sommes provisionnées pour l’EPR en construction en Finlande à Olkiluoto. Chaque année, les provisions passées en raison de la dérive du chantier (neuf ans de retard) grèvent les résultats d’Areva. Elles s’élevaient à 720 millions d’euros en 2014 et 905 millions d’euros en 2015.

C’est, en milliards d’euros, le montant du carnet de commandes d’Areva. Il représente "la force d’Areva", à en croire Philippe Knoche, directeur général. Ce montant ne concerne que le périmètre du nouvel Areva, sans compter Areva NP. Il représente 6,9 années de chiffres d’affaires 2015 au global.

C’est, en millions d’euros, la baisse des coûts opérationnels d’Areva en 2015. L’objectif est d’atteindre 1 milliard d'euros d’économies en 2018, dont la majeure partie est déjà identifiée, assure le groupe. Ce premier effort a créé un vrai mécontentement social dans le groupe. Or il va falloir aller deux fois plus loin.

C’est en millions d’euros le montant des investissements d’Areva en 2015. Un point bas après 991 millions d’euros d’investissements en 2014 et 1,3 milliard d’euros par an en moyenne sur la période 2012-2014. Ce creux s’explique par la fin de grands chantiers, en particulier la mine de Cigar Lake au canada et les usines Georges Besse II et Comurhex II en France. Dès l’année prochaine, ces investissements remonteront de 20 à 25 % pour maintenir les actifs industriels.

Ludovic Dupin

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