Cinq capteurs sous la peau

C’est un laboratoire d’analyse de sang implantable. Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne l’ont conçu pour améliorer la surveillance des malades chroniques, et mieux suivre des patients en chimiothérapie.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Cinq capteurs sous la peau

Il ne mesure que quelques millimètres, mais il contient les capteurs mesurant la concentration de 5 substances (lactate, glucose, etc.), un transmetteur radio, et une minuscule bobine électrique pour recevoir de l’énergie, qui lui est transmise sans fil, par une batterie qui prend la forme d’un patch. C’est aussi le patch qui collecte les informations envoyées par l’implant, et les renvoie vers un téléphone mobile via une liaison Bluetooth. Le téléphone transmet les résultats de l’analyse au médecin qui suit le patient.

Chaque capteur est recouvert d’une enzyme qui permet la détection de la substance à analyser. Les enzymes ont une durée de vie d’environ un six semaines, ce qui est déjà suffisant pour certaines applications. La conception de l’électronique était un défi, en termes de miniaturisation, mais aussi de consommation électrique : l’ensemble se contente de 0,1 watt.

Ce type d’implants, encore au stade du prototype, devrait permettre d’alerter directement le médecin quand un symptôme apparaît, et faciliter la mise au point de traitement complexe qui nécessite de suivre la réaction du patient.

Thierry Lucas

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS