Cinq candidats prêts à investir dans les mémoires flash de Toshiba

L’ouverture par Toshiba de ses mémoires flash aux investisseurs n’a attiré que cinq candidats : Western Digital, SK Hynix, Micron Technology, Foxconn et Bain Capital. En jeu : les 19,9% du capital de cette activité emblématique du groupe japonais d’électronique.

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Cinq candidats prêts à investir dans les mémoires flash de Toshiba
L'usine de mémoires flash de Yokkaichi au Japon

C’est la déception chez Toshiba. Le géant japonais de l’électronique s’attendait à une dizaine de candidats prêt à investir dans ses mémoires flash. Selon le Nikkei, il n’a reçu que cinq offres. Une vient de son partenaire dans la production de puces flash, l’américain Western Digital, deux de ses concurrents, le coréen SK Hynix et l’américain Micron Technology, une du géant taiwanais de la sous-traitance électronique Foxconn, et une du fonds américain d’investissement Bain Capital. Ni Canon, ni Tokyo Electron, ni les fonds d’investissement KKR, UDS Mezzanine Fund, Blue Partners Fund ou Permira, pressentis au départ comme candidats, n’ont fait de propositions.

Joyau de Toshiba

Confronté à une perte de près de 700 milliards de yens (l’équivalent de 6,3 milliards de dollars) dans son activité nucléaire, Toshiba a un besoin urgent d’argent frais pour éviter la banqueroute. C’est pourquoi il a décidé de puiser dans ce qui constitue son joyau : les mémoires flash, dont il est l’inventeur et aujourd’hui le numéro deux mondial avec 35% du marché mondial (avec son partenaire Western Digital), derrière le coréen Samsung Electronics (36%), selon TrendForce. Selon le cabinet, alors que cette activité ne représente que 15% du chiffre d'affaires total du groupe, elle lui apporte la moitié de ses bénéfices d'exploitation.

Le projet est de mettre cette activité dans une société séparée dont le capital sera ouvert à hauteur de 19,9% à des investisseurs extérieurs. Une opération qui vise à lever 200 milliards de yens, l’équivalent de 1,8 milliard de dollars. De quoi combler avec le soutien de ses banquier la perte dans le nucléaire.

Opération sensible au Japon

Le groupe japonais, déjà fragilisé par un scandale financier de 1,3 milliard de dollars, est pressé. Il doit boucler l’opération avant la clôture de son exercice fiscal le 31 mars 2017. Une contrainte qui le conduit à privilégier des fonds d’investissement et des investisseurs nippons. L’opération se présente comme une affaire hautement sensible. Toshiba est le dernier fabricant japonais de puces mémoires. La prise de participation même minoritaire par un industriel non nippon comme Western Digital, SK Hynix, Micron Technology ou Foxconn nécessite le feu vert de Tokyo. Une procédure trop longue et risquée pour Toshiba.

Ridha Loukil Grand reporter électronique et informatique
Ridha Loukil

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