Cinq candidats à la reprise de Sealynx Automotive

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Social. Pas moins de cinq entreprises de dimension européenne se sont officiellement portées candidates pour reprendre l’équipementier automobile français Sealynx Automotive, en redressement judiciaire depuis décembre 2010.

Ce groupe, dont la plus importante usine compte 720 salariés, se trouve à Charleval dans l’Eure, est spécialisé dans la fabrication de joints d’étanchéité pour l’automobile.

Selon la direction, « les cinq offres de reprise de Sealynx émanent de groupes industriels internationaux de premier plan, tous acteurs majeurs du secteur automobile et elles sont sérieuses et documentées ».

Côté syndicats, ceux-ci notent que ces repreneurs, basés en Croatie, Espagne, Inde et Pologne, ne se proposent de reprendre dans leurs premières offres qu’entre 200 salariés pour la plus basse proposition et 420 salariés pour la plus haute, des 720 salariés du site de Charleval : le compte n'y est donc pas.

« Mais ces offres ont été présentées aux administrateurs judiciaires sur des plans d’affaires établis à minima, et en fonction de la baisse du niveau de commande enregistrée suite à l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire, précise la direction. C’est-à-dire qu’elles peuvent être revues à la hausse.

Notamment à l’aune des négociations qui vont s’ouvrir avec Renault qui représente 80 % de notre plan de charge, et PSA Peugeot Citroën pour définir le niveau de commandes que ces deux constructeurs peuvent rétablir et garantir à l’entreprise. Le résultat de ces pourparlers pourrait permettre l'amélioration des offres, notamment en nombre d'emplois préservés. Ces repreneurs potentiels peuvent par ailleurs nous ouvrir les portes d’autres donneurs d’ordres, allemands, espagnols, et nous libérer de notre dépendance de deux seuls constructeurs ».

Le niveau de plan d’affaires de 2010 établissait la pérennité de Sealynx avec 500 salariés conservés et un niveau de commandes déjà revu à la baisse par rapport aux engagements de ces deux constructeurs.

Les propositions pourraient aussi varier en fonction des exigences du tribunal de Commerce de Nanterre dans les Hauts-de-Seine, dont dépend le siège social de Sealynx Automotive, qui devrait rendre un avis en mai prochain.

Les offres concernent également trois filiales du groupe Sealynx Automotive, établies au Maroc, en Tunisie et en Roumanie, et totalisant 300 salariés, mais pas l’autre site du groupe, celui de Villers-La-Montagne en Meurthe-et-Moselle qui fait l’objet d’une offre séparée incluant la sauvegarde de 35 des 70 salariés de cette usine.



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