Cinq ans après la création du fonds InnoBio, 35 produits thérapeutiques en cours de développement

Créé en 2009 par BpiFrance et de grands groupes pharmaceutiques, le fonds d’investissement InnoBio s’apprête à boucler sa période d’investissement, avec 18 prises de participation dans des biotechs ou fabricants de dispositifs médicaux.  

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Cinq ans après la création du fonds InnoBio, 35 produits thérapeutiques en cours de développement

En 2009, son acte de naissance était signé dans le cadre du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS). Au capital d’InnoBio, Bpifrance (49 %) - le bras armé de l’Etat pour le financement de l’innovation - et neufs géants de l’industrie pharmaceutique : Sanofi, GSK, Pfizer, Roche, Novartis, Ipsen, Lilly, Boehringer Ingelheim et Takeda. L’ambition était claire : créer un fonds sectoriel permettant de financer les PME de santé françaises innovantes, arrivant dans une phase critique (les coûteux essais sur l’homme de leurs médicaments ou dispositifs médicaux).

95 des 173 millions du fonds déjà investis

Cinq ans après, InnoBio, doté de 173 millions d’euros, en a déjà investi 95 millions dans 16 pépites, dont 11 issues de la recherche publique, après avoir étudié les dossiers de 434 start-up, et en avoir auditionné 25 en comité stratégique. Parmi les 16 retenues six d’entre elles ont même bouclé une introduction en bourse depuis : Adocia, Genticel, Supersonic Imagine, DBV, Txcell, Pixium. "Nous prenons 10 à 20% du capital des sociétés dans lesquelles on investit, mais elles ont, au total, levé 448 millions d’euros, se félicite Laurent Arthaud, directeur du pôle investissements en sciences de la vie et biotechnologies de BpiFrance. Il y a un effet de levier très fort, nous entraînons les investisseurs extérieurs."

Depuis la création de ces pépites, 438 emplois généralement très qualifiés ont été générés, dont 70 % d’entre eux depuis l’arrivée au capital d’InnoBio. Et 35 produits thérapeutiques sont en cours de développement clinique. Quelques entreprises se sont même déjà lancées dans la commercialisation, à l’instar de Supersonic Imagine et son échographe pour l’imagerie médicale. Chez Bpifrance, on estime donc le contrat rempli, même si "le fonds s’est finalement positionné un plus en amont que ce qu’on avait souhaité au départ, avec, dans un tiers des cas, des sociétés en amorçage", reconnaît Laurent Arthaud.

Des partenariats noués avec les industriels

Chez les industriels, qui, en fonction de leur ticket d’entrée, disposent de un à quatre sièges au sein du Comité Statégique, les attentes étaient également fortes. Car l’objectif d’InnoBio était aussi d’"améliorer l’écosystème, de créer un lien durable entre ces PME et les laboratoires pharmaceutiques, confie à L’Usine Nouvelle, Marie-Pierre Chevalier, directrice des alliances stratégiques chez l’américain Pfizer, et présidente du comité stratégique d’InnoBio. Cela nous permet d’identifier des sociétés avec lesquelles nous pouvons nouer des accords de recherche, voire même reprendre ensuite les produits, car ces PME n’ont pas vocation à commercialiser elles-mêmes des médicaments qui seraient destinés à des marchés très larges."

Comme Poxel et ses traitements destinés à lutter contre le diabète de type 2... Dix partenariats ont ainsi été noués entre certaines PME et un des investisseurs. Ces derniers apportant aussi leur expertise sur le positionnement des produits, le fonctionnement des autorités réglementaires…

Deux prises de participations d’ici l’été 2015

Et le futur, alors ? La durée du fonds était initialement prévue jusqu’en 2019, prolongeable deux ans. "Nos ambitions sont de réaliser encore deux investissements d’ici l’été prochain, puis de poursuivre le financement des sociétés en cours, explique Laurent Arthaud. Certaines sont au tout début du chemin, on sait qu’il va falloir les financer durant assez longtemps." Pour la suite, on ne cache pas, chez BpiFrance, l’envie de prolonger ou de renouveler l’expérience…

Gaëlle Fleitour

Oublié, le fonds dédié aux dispositifs médicaux 

L’idée avait été soulevée par les nombreux rapports soulignant l’expertise historique de la France dans les dispositifs médicaux. Mais, sans doute faute d’avoir pu trouver des partenaires industriels pour le monter, le fonds sectoriel ne verra probablement jamais le jour. "Nous croyons profondément que c’est un secteur extrêmement prometteur, sur lequel on veut avoir un impact principalement via une stratégie de fonds et via les fonds existants, qui montent en compétence dans ce domaine", nous assure Paul-François Fournier, directeur de l’innovation de Bpifrance. Sur les 16 prises de participation d’InnoBio, cinq sont ainsi dédiées aux dispositifs médicaux.

 

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