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L'Usine de l'Energie

[Fukushima] Sept ans après, chronologie d'un démantèlement

Sybille Aoudjhane , ,

Publié le

Sept ans après la catastrophe de Fukushima, Tokyo Electric Power Company (Tepco) poursuit les opérations de refroidissement des réacteurs et de démantèlement de la centrale. Elles devraient s'achever dans trente ou quarante ans. 

[Fukushima] Sept ans après, chronologie d'un démantèlement
Réservoirs de récupération d'eau de pluie situés sur la centrale de Fukushima.
© Recoquillé-Bression / IRSN

Le Japon a commémoré le septième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Le 11 Mars 2011, à 14h46, un tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami détruisaient quatre des six réacteurs de cette centrale nucléaire japonaise.

L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dresse un bilan de la situation actuelle. "Début 2018, la superficie des zones toujours évacuées est encore de 370 km2  (où vivaient 21 000 personnes avant l’accident)". "Les réacteurs 1, 2 et 3 sont désormais maintenus à une température faible, généralement inférieure à 30°C, grâce à l'injection d’environ 5 m3/h d’eau douce par réacteur", explique-t-il.

L’institut précise que le démantèlement total de la centrale sera réalisé d’ici trente ou quarante ans. Il reste encore à traiter des eaux radioactives. Tepco n’est pas autorisé à rejeter les eaux traitées. L’entreprise doit les stocker dans des réservoirs représentant environ un million de m3 début 2018, indique l’IRSN. Le plan de 2018 est de "retirer les combustibles présents dans les piscines des réacteurs et les combustibles dégradés dans les réacteurs 1 à 3".

Cette année 2018 permettra de reprendre tous les combustibles présents dans la piscine du réacteur 3 et de finir la pose de la structure recouvrant le bâtiment. La reprise des combustibles des piscines des réacteurs 1 et 2 est prévue pour 2023. Puis le "retrait des combustibles dégradés devrait être engagé avant 2025".

En visite en France durant cette semaine du 12 Mars, l'ancien premier ministre japonais, Naoto Kan, à la tête du pays pendant la catastrophe, tient désormais un discours anti-nucléaire. Il a été interrogé dans le cadre de la campagne pour la sortie du nucléaire par la France Insoumise. "J’étais persuadé qu’au Japon un accident tel que celui de Tchernobyl n’arriverait jamais, mais la réalité est celle d’un accident pire et qui est toujours en cours depuis le 11 Mars 2011".

Il précise qu’une simulation du schéma des conséquences les plus graves a été réalisée. "Cette analyse démontrait qu’il aurait fallu envisager une évacuation jusqu’à 250 km de circonférence autour de la centrale [...] c’est à dire 50 millions de personnes" soit 40% de la population japonaise. "J’ai alors pris conscience que cet accident pouvait signifier la disparition du Japon ou pour le moins de sa moitié".

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2 commentaires

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05/04/2018 - 22h35 -

Au moins, Fukushima permet de démontrer que l'emploi à vie est encore possible au Japon : "démanteleur" de centrale nucléaire. Les plus pessimistes parleront sans doute d'emploi à mort.
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13/03/2018 - 20h44 -

Dire qu'il faut attendre les catastrophes pour se rendre compte de l'immensité des dégâts irréversibles que provoque l'utilisation de cette substance ? Et on ne parle pas de ses déchets ? Qu'est ce qu'on va en faire pendant tout ce temps pendant lequel il faudra les surveiller ? Et combien ça coûte et ça coûtera à nos enfants petits enfants et arrières, arrières,arrières, arrières,arrières, etc ..petits enfants ? Si c'est ça, ce qu'on appelle économie, il faudrait renvoyer nos spécialistes à l'école de nos parents !
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19/03/2018 - 18h41 -

Produire de l'électricité à partir du nucléaire, c'est se moquer des générations futures !
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