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Chômage partiel chez ArcelorMittal Espagne

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Le géant sidérurgiste a signé avec l'Etat espagnol un accord lui permettant de recourir massivement aux mesures de flexibilité du travail.

Chômage partiel chez ArcelorMittal Espagne

Ne tablant pas sur une reprise rapide de la demande d'acier, ArcelorMittal a reçu de l'Etat espagnol l'autorisation de mettre en chômage partiel les 12 000 salariés qu'il emploie en Espagne. « Ce plan de mise en chômage temporaire permettra à l'entreprise d'adapter l'activité de chaque usine au volume des commandes », a souligné l'aciériste dans un communiqué. Le nombre global d'heures de chômage partiel ne devrait pas dépasser 40%, a précisé Ignacio Agreda, un porte-parole d'ArcelorMittal. « Nous produisons des centaines de types de produits », a expliqué Agreda. Les travailleurs en chômage toucheront 90% de leur salaire brut, une somme qui sera versée en partie par le sidérurgiste et en partie par le « pôle emploi » espagnol. L'accord qui court jusqu'à la fin de l'année, pourra être étendu jusqu'au 1er juin 2010.

Le sidérurgiste dispose de 17 sites en Espagne - dont deux hauts-fourneaux et six aciéries électriques - avec une capacité globale de 17 millions de tonnes d'acier (Mt). En Europe, il a réduit de moitié sa production pendant le premier semestre, arrêtant 16 de ses 25 hauts-fourneaux. En Espagne, un de ses deux hauts-fourneaux, situé dans les Asturies et employant 6 000 salariés, a été mis en sommeil il y a deux semaines. Par contre, ses fours électriques en Espagne continuent de fonctionner.

Pas de retour de la croissance de l'acier avant 2011 en Europe

Les indicateurs avancés en Chine et dans les pays industrialisés semblent positifs pour la sidérurgie, constate Andrew Snowdowne d'UBS. L'analyste estime cependant que le rebond des cours des sidérurgistes anticipe une amélioration des fondamentaux de l'acier bien improbable en 2009. Anxieux de diminuer leurs coûts et d'améliorer leurs marges en augmentant les taux d'utilisation de leurs sites, les aciéristes risquent d'augmenter la surproduction, met en garde Snowdowne. Cette surproduction limiterait automatiquement toute augmentation des prix de l'acier. En l'absence d'une hausse rapide, importante et soutenue de la demande d'acier, l'analyste de la banque suisse ne table pas avant 2010 sur une consolidation  des fondamentaux et sur un retour de la croissance en 2011.

ArcelorMittal a réussi à lever 3,2 milliards de dollars de cash sur les marchés, ce qui devrait ramener sa dette en fin d'année vers les 19 milliards, estime le sidérurgiste. Snowdowne, tablant sur une dette nette de 20,5 milliards en fin d'année, estime que l'entreprise peinera à produire les liquidités suffisantes et pourrait bien lancer une nouvelle émission après juillet.

La production du sidérurgiste, qui dépassait légèrement les 103 Mt en 2008, devrait retomber à 65,5 Mt en 2009 avant de se reprendre à 93,5 Mt l'année suivante, estime l'analyste. A plus long terme, elle devrait retrouver le niveau de 2008 en 2011 et dépasser les 110 Mt en 2012.

Daniel Krajka

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