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Chômage : 2013, annus horribilis pour toutes les formes d’emplois

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Pour l’emploi, les indicateurs sont restés au rouge en 2013. Toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs a progressé de 280 000 en un an, tandis que l’intérim reste morose. Le nombre d’offres collectées par Pôle emploi a lui aussi baissé.

Chômage : 2013, annus horribilis pour toutes les formes d’emplois © Pascal Guittet

C’est un effet collatéral de l’engagement pris par le  président de la République. A force d’observer la courbe du chômage pour vérifier si elle s’inverse, s’infléchit, ou poursuit sa tendance, on a résumé toute l’observation du marché de l’emploi aux seuls chômeurs de catégorie A. Dans le jargon de Pôle Emploi, cela regroupe les personnes sans emploi qui ont effectué des actes positifs de recherche d’emploi. Tout le monde le sait désormais : en un an, leur nombre a augmenté de 5,7 %, passant de 3,1 millions en décembre 2012 à 3,3 en décembre 2013.

Or c’est faire l’impasse sur toutes les personnes qui, toute en étant en recherche d’emploi, ont eu une activité réduite : les chômeurs de catégorie B (activité réduite courte) et de catégorie C (activité réduite longue). Là aussi, les résultats sont sans appel : pour les premiers, la hausse sur un an est de 4,8 % (passant de 615 800 à 645 400) quand les seconds ont augmenté de 8,1 % (ils étaient 878 200 fin 2012, ils sont 949 500 un an plus tard). Toutes catégories confondues (A, B, C) le nombre de chômeurs a augmenté de près de 280 000 personnes, et ce pour la seule France métropolitaine. 

L’intérim aussi touché 

Ces chiffres sont à relier à ceux de l’intérim. Mardi 28 janvier, au lendemain de la publication des statistiques de Pôle emploi, Prism’emploi, l’organisation professionnelle de l’intérim, révélait les résultats de son baromètre pour 2013. En un an (de décembre 2012 à décembre 2013), l’emploi intérimaire a reculé de 0,8 %. A noter que ce repli est dû essentiellement à la dégringolade dans les services (-2,9 %) et le BTP (-6,8 %), tandis que l’industrie est quasi stable avec une évolution annuelle de -0.6 %.

Ces données contredisent partiellement celles publiés par Pôle emploi sur l’emploi intérimaire, données qui s’arrêtent au mois de novembre. A cette date, l’emploi intérimaire était en hausse de 5,4 % entre novembre 2012 et novembre 2013. Sur la même période, Prism’emploi mesurait une progression des effectifs intérimaires de seulement 1,2 %. La différence provient de modes de calcul et d’échantillons différents. Reste qu’il apparaît que l’intérim n’a pas été un relais suffisant pour pallier le déficit d’emplois durables créés par les entreprises. 

Recul des offres d’emplois

En témoignent les statistiques de Pôle emploi sur le nombre d’offres d’emplois créées. Entre décembre 2012 et décembre 2013, elles ont reculé 0,1 % passant de 236 900 à 236 600. Le recul est particulièrement marqué pour les emplois de moins d’un mois (-4,6 % sur un an) ou de 1 à 6 mois (- 8,6 %).  A l’inverse, les offres d’emplois de plus de 6 mois (les emplois durables pour Pôle emploi !) ont progressé de 10 % entre décembre 2012 et décembre 2013, passant de 100 800 à 111 000. Mais face à 280 000 chômeurs supplémentaires, ces 10 000 offres supplémentaires n’ont pas fait le poids.

Christophe Bys

A lire : la note complète de Pôle emploi sur les statistiques du chômage et sur les statistiques de l’intérim en novembre 2013.
 

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