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Chine, Indonésie, le programme chargé de Renault en 2013

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Alors qu’il attend toujours le feu vert des autorités chinoises pour s’installer en Chine, le groupe français Renault lorgne désormais sur l’Indonésie.

Chine, Indonésie, le programme chargé de Renault en 2013 © D.R. - Renault

"Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?" Cet adage bien connu résume la position actuelle de Renault sur le marché chinois. Alors que s’est ouvert samedi 20 avril la 15e édition du Salon de Shanghai, le groupe français attend toujours l’autorisation finale du gouvernement chinois pour s’implanter industriellement dans le pays.

"Nous attendons leur réponse pour cette année, se contente de préciser Gilles Normand, président de la région Asie-Pacifique chez Renault, qui ne veut pas brusquer les autorités chinoises avec un mot de trop. Avec notre partenaire DongFeng, nous nous préparons à la suite en interne. Nous avons aussi eu quelques dossiers complémentaires à faire pour les autorités, par exemple sur les questions environnementales".

Sport et électrique

Avec un agrément obtenu cette année, Gilles Normand compte sur un démarrage de la production d’ici 2016, grâce à la présence de Nissan dans le pays. Le Japonais a écoulé l’an dernier plus d’un million de véhicules produits sur le sol chinois. "Nous ne travaillerons pas directement avec Nissan, mais avec son partenaire, DongFeng. Nous bénéficierons cependant de moteurs ou de plateformes communes avec Nissan. Nous irons alors plus vite que les autres pour nous implanter" a précisé Gilles Normand.

Car le temps presse. Renault est pour le moment le seul grand constructeur mondial à ne pas produire en Chine. Le groupe ne vend que des véhicules importés, 30 000 en 2012, pour la majorité des SUV Koleos produits en Corée du Sud. "Le marché est aujourd’hui plus difficile, avec plus d’offres de remises" souligne Gilles Normand.

Pour assurer sa croissance une fois l’autorisation du gouvernement délivrée, Renault compte d’un côté sur des véhicules sportifs, dans la veine Alpine, et de l’autre, sur des véhicules écologiques. "Nous avons mis dans le dossier d’implantation les véhicules électriques, car ils intéressent le gouvernement. Mais nous n’avons pas de date de lancement, ni de détails sur le modèle" tient à rappeler le directeur de la région Asie-Pacifique.

Débuter en Indonésie

La Chine n’est pas le seul challenge de Renault dans cette région. La marque au losange souhaite aussi implanter un site industriel en Indonésie, un marché qu’elle juge prometteur. "Ce marché est notre priorité, stratégique, comme une nouvelle frontière. C’est un marché très ouvert. Nous voudrions des produits adaptés au marché local, mais nous allons débuter avec de petits modules industriels" a annoncé Gilles Normand. Renault table notamment sur le développement du Diesel en Indonésie et sur la force de frappe de ses modèles low-cost comme le SUV Duster ou l'utilitaire Lodgy.

Pauline Ducamp

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