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L'Usine Aéro

Chez Thales, qui va prendre le job de Jean-Bernard Lévy ?

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Publié le , mis à jour le 15/10/2014 À 18H14

Analyse En deux ans, le patron de Thales a surtout contribué à pacifier les relations avec les syndicats. La question de la succession de Jean-Bernard Levy, qui devrait être nommé à la tête d'EDF à la place d'Henri Proglio, se repose à peu près dans les mêmes termes qu’il y a deux ans.

Chez Thales, qui va prendre le job de Jean-Bernard Lévy ? © D.R. - Thales Group

Qui pour diriger Thales ? La question se repose à l’identique presque deux ans après la nomination de Jean-Bernard Lévy. C’est le 19 décembre 2012 que celui-ci a été nommé à la tête de Thales en remplacement de Luc Vigneron. La maison est alors au bord du chaos : l’ancien patron est extrêmement critiqué pour sa mauvaise gestion stratégique, il s’est mis à dos tout le management, et ses relations sont exécrables avec les syndicats ainsi qu’avec les principaux actionnaires.

Aujourd’hui, Thales (14,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires), détenu à 27 % par l’Etat et à 26 % par Dassault (le reste du capital étant flottant) a retrouvé la voie de la croissance (le groupe possède un carnet de commande de 29,5 milliards) et de la rentabilité (l’Ebit est de 7 % du chiffre d’affaires). Les objectifs de Lévy en la matière sont ambitieux : "La direction a pour objectif de faire passer la rentabilité de 6% à plus de 10%, ce qui entraîne une détérioration des conditions de travail", commente Laurent Trombini, coordinateur CGT du groupe.

Dialogue social

Le climat social est, lui, pacifié. A son arrivé, Lévy a endossé les fonctions de DRH. Celui nommé par Luc Vigneron étant extrêmement critiqué en interne. "Lévy a restauré le dialogue social et les relations sociales perdues sous l’ère Vigneron, poursuit le responsable syndical, surpris par le départ du PDG. Il a eu le respect des organisations syndicales. Nous avons signé avec lui un accord d’anticipation des emplois et des compétences, qui consiste en une gestion prévisionnelle des emplois. Suite à ça, les restructurations du groupe se sont déroulées sans licenciement".

Thales en quelques chiffres :

14,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires

45% des ventes dans le secteur civil, 55 % dans la défense

7,1 % d’Ebit

29,5 milliards d’euros dans le carnet de commandes

65 000 personnes dans 56 pays

(Source : Thales, chiffres 2013)

 

Le groupe est aujourd’hui présent sur quatre métiers : l’aéronautique, l’espace, le transport, la défense et la sécurité. Avec des fortunes et des rentabilités diverses. Certaines rationalisations sont sans doute à faire sans ce groupe qui a toujours été protéiforme. La question de la prise de contrôle du groupe naval DCNS, dont Thales détient 36,5 %, reste entière. De la même façon, la question de la part de l’Etat et de Dassault dans Thales pourrait être amenée à se reposer, au moment où les lignes bougent dans tous les groupes de la défense (Safran, Airbus, DCNS, Nexter…).

Patrice Caine, successeur naturel ? 

La question de la succession de Jean-Bernard Lévy se repose à peu près dans les mêmes termes que celle de Luc Vigneron il y a deux ans. Plusieurs noms circulaient déjà en interne à l’époque, et ce sont les mêmes qui vont circuler dans les prochains jours. D’abord celui de Patrice Caine, qui fait figure de successeur "naturel". "C’est la personne la plus logique", confirme Laurent Trombini. L’homme a en effet été intronisé en tant que directeur général opérations et performance, véritable bras droit de Jean-Bernard Lévy.

Le deuxième nom qui va sûrement circuler est celui de Pascale Sourisse, également directeur général, qui était déjà il y a deux ans en compétition avec Patrice Caine. Elle est aujourd’hui en charge du développement international du groupe. Son nom a d’ailleurs circulé ces derniers temps comme prétendante possible à la succession de Jean-Paul Herteman à la tête de Safran. "Ce serait une catastrophe pour nous !", affirme une source interne. Le groupe a en effet besoin de stabilité sur ce volet international au moment où se négocie le contrat indien du Rafale, dont Thales est l’un des principaux équipementiers.

Thales a désormais besoin de stabilité. "C’est incompréhensible de le voir partir après moins de deux ans, s’insurge pour sa part Didier Gladieu, secrétaire inter CFDT Thales. Pour une raison que j’ignore, les actionnaires ont décidé à nouveau de changer de patron. Nous avons connu deux changements en moins de deux ans. Ce n’est pas un bon message envoyé ni aux salariés ni aux clients". Les actionnaires du groupe pourraient être tentés, une nouvelle fois, de choisir un candidat externe afin de ne pas raviver la compétition interne. La réponse ne devrait en tout cas pas tarder.

Patrick Déniel, avec Olivier James

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