Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Chez Gascogne-Sack Saint-Herblain, souplesse et qualité priment

,

Publié le

Reportage

Chez Gascogne-Sack Saint-Herblain, souplesse et qualité priment

Lorsque l’on pénètre dans les 12 000 mètres carrés d’ateliers de l’usine Gascogne-Sack de Saint-Herblain en Loire-Atlantique, une odeur d’encre et de bois, légèrement âcre, flotte dans l’air. Chaque année, les quatre lignes de fabrication de cette usine de sacs de papier kraft, utilisés pour l’alimentation humaine et animale, crachent 75 millions de sacs de grande contenance (de 10 à 50 kg).

 
« Nous fonctionnons tout en souplesse », se plaît à répéter Michel Belet, le directeur du site. En « flux tendu » serait plus juste. Après l’arrivée des commandes de clients comme Fromageries Bel ou Lactalis, le papier kraft fourni par l’usine de Mimizan (Landes), est envoyé sur l’une des quatre imprimeuses qui applique couleurs et logo du client. Le papier est ensuite enroulé sur une bobine, stockée, puis placée sur la tubeuse. Cette machine aligne les différentes couches de papier (dont le nombre diffère selon le cahier des charges), dépose de la colle, et plie le lé de papier en trois afin de former un tube, lequel sera coupé avec la régularité d’un métronome.
 
A l’intérieur, une feuille de polyéthylène, soudée par un tambour à soudure presque neuf. « Nous avons investi un peu plus d’un million d’euros en 2010 pour cette machine, indique Michel Belet. C’est le gage d’une certaine sécurité pour le client », de même que le numéro de série inscrit à l’intérieur du sac, et tout comme le fond de la pièce en papier, renforcé, après un stockage intermédiaire sur des palettes, par le passage sur la « bottomeuse ».
 
Chaque sac est ensuite disposé en paquets sur des palettes en bois, pour être stocké dans une zone réservée du bâtiment, dont la capacité s’élève à l’équivalent de 2 ou 3 jours de production. « Cette façon de stocker le produit entre chaque étape de la production permet d’être plus souple. On préfère ça à la vitesse », explique Michel Belet. C’est aussi le moyen de faire fonctionner chaque machine à un rythme différent, selon les besoins requis par le produit. « Cela permet aussi d’éviter l’emploi d’un cariste », ajoute le directeur de ce site, où 81 salariés et quelques intérimaires travaillent en trois-huit.
 
De l’encre à l’eau et sans solvant
« Nous produisons petit, mais tout en qualité », martèle le directeur du site, évoquant fièrement l’obtention des certifications ISO 9001 (qualité) et ISO 22 000 (management et sécurité des aliments).
 
Car Gascogne-Sack  tient à « l’amélioration continue » : c’est d’ailleurs le nom donné à un process de management mis en place depuis fin 2010 sur le site de Saint-Herblain, dont le but est de cibler les failles organisationnelles, pour renforcer la sécurité et la productivité de l’usine.
 
En 2010, Gascogne-Sack a présenté un sac biodégradable qui a remporté le prix Innov’Space. « L’encre que l’on utilise est à l’eau et sans solvant, le papier est biodégradable et la colle est à base d’amidon de pomme de terre ou de maïs ».
 
Il reste encore des dossiers à l’étude. Notamment celui de remplacer le film en polyéthylène, garantie contre l’humidité mais non-recyclable, par un film en cellophane, recyclable. Le problème ? « Cela coûte 30 à 40 % plus cher et n’est pas étanche à 100 % », regrette le directeur de l’usine qui ajoute : « Nous sommes des industriels. Si nous vendons plus chers, nos clients n’accepteront pas longtemps de défendre cette image écolo et iront à la concurrence. »
 
Mondi, groupe concurrent, produit quelques 3 milliards de sacs par an. Michel Belet ne donnera donc pas d’indication sur les parts de marchés de la société, mais déclare d’un demi-sourire : « Vous comprenez, c’est un peu la bataille de David contre Goliath… »
 
 
Gascogne-Sack à Saint-Herblain en chiffres :
 
1919 : date de création de Chupin Emballage à Nantes
1994 : rachat par le groupe Gascogne
12 000 : nombre de mètres carrés du site
25 : chiffre d’affaires en millions d’euros en 2010
90 : nombre de salariés (CDI, intérimaires)
 


 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle