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L'Usine Energie

Chez Engie, Gérard Mestrallet était prêt à partir, Isabelle Kocher voulait qu’il reste

Ludovic Dupin , ,

Publié le

La prolongation de Gérard Mestrallet à la présidence d’Engie a surpris alors qu’Isabelle Kocher devait prendre la fonction de PDG en mai prochain. Cette dernière assure qu’elle souhaitait que Gérard Mestrallet prolonge sa présence.

Chez Engie, Gérard Mestrallet était prêt à partir, Isabelle Kocher voulait qu’il reste © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Début février, l’Elysée et Bercy avaient acté la prolongation de deux ans de Gérard Mestrallet comme Président non exécutif d’Engie, dissociant ainsi les fonctions de président et de directeur général. Le 1er mai, Isabelle Kocher, ex-directrice financière du groupe et directrice générale adjointe depuis octobre 2014, aurait pu devenir PDG du groupe et première femme à la tête d’un groupe du CAC40. Lors de ses vœux 2016, Gérard Mestrallet avait confirmé qu'elle prendrait la rênes du groupe. Ainsi, cette dernière prendra la fonction de directrice générale.

Cette décision avait alimenté des rumeurs arguant que Gérard Mestrallet s’accrochait à ses fonctions à la tête de la société qu’il a fondée pas-à-pas depuis qu’il a pris la direction de la Compagnie de Suez en 1995. Pour certains, cela reflétait même des tensions entre les deux dirigeants. En marge des résultats d’Engie, le 25 février dernier (où le groupe a annoncé 4,6 milliards d’euros de pertes), Isabelle Kocher fait état auprès de quelques journalistes de son agacement.

C’est elle le patron !

"Gérard et moi nous entendons très bien depuis 14 ans. Vous ne vous rendez pas compte de l’impact qu’ont ces rumeurs en interne", assure-t-elle. "J’ai voulu que Gérard (Mestrallet) reste. Avoir le fondateur du groupe à la présidence du conseil d’administration est un avantage majeur à ce moment critique qu’est la transformation du groupe", insiste Isabelle Kocher. En effet, Engie en pleine mutation énergétique est en train de se désengager des fossiles, hors gaz, pour se spécialiser dans les renouvelables et les services à l’énergie.

Alors, Gérard Mestrallet, habituellement d’un ton égal, hausse un peu le temps pour soutenir sa dauphine : "Il ne faut pas oublier que la directrice générale, c’est le patron !". Puis d’expliquer que lui souhaitait partir et qu’il a fini par accepter de rester mais pas plus de deux ans. "Isabelle est l’avenir du groupe", martèle-t-il alors.

Ludovic Dupin

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